- •Introduction
- •Chapitre 1
- •1.1 L’apparition du terme.
- •1.2 La caractéristique et différentes définitions du terme.
- •1.3 La classification et les voies d’apparition des faux équivalents.
- •Chapitre 2. L’analyse comparative et les types d’inadéquation entre les faux analogues du vocabulaire scolaire.
- •2.1. Les « équivalents » complètement et partiellement faux.
- •2.2. L’interférence des champs sémantiques des faux analogues.
- •Conclusion
Chapitre 1
Les faux analogues en tant que phénomène linguistique.
1.1 L’apparition du terme.
La catégorie de mots appelés plus tard « faux amis du traducteur » a attiré l’attention de linguistes à la fin du XIX-e siècle, mais ils ne sont pas devenus l’objet de l’étude très détaillée. C’est seulement en 1928 que les lexicographes M.Kassler et A. R. Derocquigny qui ont pour la première fois dégagé des analogues existant en français et en anglais. Ce sont eux qui ont introduit le terme « faux amis du traducteur » largement répandu à l’heure actuelle.
1.2 La caractéristique et différentes définitions du terme.
Ce phénomène fait partie de l’interférence lexicale, c’est-à-dire de la confusion des mots similaires à l’intétieur d’une même langue aussi bien qu’au contact de deux langues. Dans le premier cas Koessler distingue.
Types :
Les homonymes mots ayant la forme identique peuvent être la source des malentendus entre les interlocuteurs unilingues.
Exemple en français : mer, maire, mère;
tant, temps ;
sans, sang, s’en. etc.
En russe : коса, коса.
Les paronymes, mots se ressemblant à un autre par leur forme et leur prononciation, mais qui ont des sens différents.
Par exemple : en russe
Представить / предоставить
en français
immerger/ émerger ; adopter / adapter.
La confusion a aussi lieu au contract de deux lanques qu’elles soient ou qu’elles ne soient pas proches ( appartenant en même groupe de langues). Les mots dont la graphie et ou la consonance ressemble sont vus comme des mots sémantiquement identiques et sont employées en tant qu’équivalents.
A titre d’exemple citons quelques paires de mots, dans les langues proches (russe- bélarusse):
Благой (russe) – хороший, добрый (bon);
Благі (biélarusse) – плохой (mauvais).
Zopomnieć (polonais) – oublier;
Запомнить (russe) – retenir, mémoriser (sens contraire).
Koniecznie (polonais) – obligatoirement;
Конечно (russe) – bien sûr.
Dans les langues n’appartenant pas au même groupe. Par exemple :
Le mot « dissertation » est compris comme « диссертация», ouvrage scientifique. Tandis que ce mot en français signifie « школьное сочинение ».
Le mot « conducteur » est compris comme « кондуктор» tandis qu’il signifie « водитель ». Ce sont ces mots qui nous intéressent le plus et sont le sujet de notre étude.
Tout d’abord la notion de « faux amis » se limitait à des mots ayant des rapport étymologiques. Puis la notion de « faux amis » s’est élargie. Elle a été adoptée aux niveaux phonétique, morphologie, grammaticale. Les linguistes ont pris aussi en compte des emprunts parce qu’ils « n’ont pas dans la langue empruntense le même sens que dans la langue donneuse » [ ].
M.Koessler et Derocquigny ont divisé ces mots en 2 types:
« complètement faux » avec l’orthographe similaire et la sémantique différente.
« partiellement faux » avec l'orthographe et la sémantique similaire .
Ces termes n’ont pas beaucoup de définitions. La désignation adoptée par les linguistes est celle qu’on trouve dans le Dictionnaire de la lnguistique aussi bien que dans d’autre ouvrages : « Ce sont les mots de même étymologie et de forme semblable ayant des sens partiellement on totalement différents [ ]
Les années 60 du XX siécle voient apparaître les dictionnaires de faux amis du traducteur (Akoulenko, 1969, Mouraviev, 1969). Depuis plusieurs dénominations du phénomène se sont succédées: « faux analogues » (A.Reformatski), « faux équivalents » (A.Fedorov), « faux internationalismes » (Retsker), « fausses parallèles lexicales » ( V.Doubchinski) et bien d’autres. Dans ce travail nous avons utilisé les termes « faux analogues », « faux équivalents » qui à notre avis convient mieux que « faux amis du traducteur » du fait que « la traduction » comme activité scolaire et cette notion même ne figure pas dans les programmes de l’école secondaire et n’est point utilisable.
