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Багдасарян 3.doc
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III. Autour du thème Textes complémentaires

1. Faites une première lecture rapide du texte «Cette école innombrable». Dites s'il est consacré au problème de la vie et du travail des élèves ou des instituteurs :

cette ecole innombrable

Sociologue et maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris, Ida Berger vient de publier «Les instituteurs d'une génération à l'autre». S'appuyant sur plusieurs centaines de questionnaires envoyés à des instituteurs et institutrices de Paris et de la région parisienne, Ida Berger analyse leur statut social, leurs motivations professionnelles, leurs relations avec les élèves. On lui a demandé de développer quelques-uns des thèmes qu'elle a abordés au cours de son enquête.

  • Vous aviez fait, il y a vingt ans, une première enquête sur les instituteurs. Vous venez d'en publier une seconde. Pourquoi vous êtes- vous intéressée à nouveau aujourd'hui aux instituteurs?

  • Il me semble qu'il n'y a pas une profession qui imprègne davan­ tage le caractère national, qui ait tant d'influence sur l'avenir d'une nation, que la profession d'instituteur. On sait maintenant, par les psy­ chologues, que ce sont les premières années de l'enfance qui sont les plus importantes. Or les enfants de trois à onze ans sont livrés aux institu­ teurs, pendant cette période, où précisément tout se forge. Par exemple, lorsqu'on rêve de l'école, on rêve davantage de ses premières années d'école que des années de bac.

D'autre part, on parle beaucoup des institutions, on parle beaucoup des élèves, mais on parle très peu des instituteurs. Pourquoi ? C'est un sujet brûlant. Les instituteurs sont au carrefour de contradictions effa-

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rantes. Ils sont situés entre le directeur et l'inspecteur d'une part, les élèves et surtout les parents d'élèves d'autre part. Et ils sont également soumis au jugement de l'opinion publique. Les instituteurs doivent plaire à tout le monde et se sentent — à tort ou à raison —, attaqués par tout le monde. Ils ont souvent une sensibilité à fleur de peau.

L'école en France est une structure conçue pour l'isolement des in­dividus. Où, par exemple, les instituteurs reçoivent-ils les parents ? Dans la rue. Il est interdit à toute personne étrangère de pénétrer dans un établissement scolaire. Quand on veut voir la directrice, elle a un gentil petit bureau et tout va bien. Dans beaucoup d'autres pays, sont prévues des salles de réunion pour que parents et enseignants puissent dialoguer ensemble. En France, tout se passe comme si on voulait éviter une coa­lition entre parents d'élèves et instituteurs.

On observe la même chose dans les méthodes de travail : il y a très peu de travail collectif fait effectivement dans les écoles. On en parle, mais excepté dans certaines écoles, le travail collectif n'est pas répandu. Les élèves se sentent en conséquence eux aussi très isolés et sont sou­vent placés en situation de culpabilité. Ceci est vrai surtout pour les mauvais élèves, ceux qui en outre ne sont pas aidés chez eux et dont les parents n'osent pas venir discuter avec les enseignants. Le bon élève rassure les parents et l'instituteur. En revanche, le mauvais élève dé­range.

  • Mais les instituteurs sont-ils les seuls responsables de cette situation ?

  • La cause résulte de tout un système qui a ses racines dans trois cents ans de jésuitisme. Il s'agit d'isoler les enfants pour mieux les ma­ nipuler; d'encourager une «saine émulation» qui accroît la concurrence entre les enfants. L'école reste prisonnière de ses antiques structures.

D'après L'éducation

2. a) Lisez attentivement le texte suivant ; relevez les paragraphes où il s'agit des difficultés du travail d'une monitrice et ceux qui permettent de juger des apti­tudes professionnelles de Jocelyne :

JOCELYNE, MONITRICE DE COLONIE DE VACANCES

« Passe-Partout » pose des questions à Jocelyne, monitrice dans une colonie de vacances à Saint-Hilaire, sur les côtes de Bretagne.

« Passe-Partout ». — Quel bel endroit ! Ce doit être très agréable de vivre sous la tente avec les enfants dans un coin aussi tranquille ! La mer, le soleil, la vie au grand air... C'est un vrai petit paradis.

Jocelyne.—Oui, pour ma troisième colonie, j'ai de la chance. L'or­ganisation est bonne, et en plus, il a fait très beau. Mais n'allez pas croire, parce que vous me voyez toute bronzée, qu'une monitrice passe ses journées à ne rien faire !

«Passe-Partout».—Justement. Pouvez-vous nous raconter rapidement une de vos journées?

Jocelyne. — Elles sont très remplies. Le matin, réveil à huit heures.

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Avant le petit déjeuner, il faut, en une demi-heure, aider les enfants à se lavei et à se préparer. De neuf heures jusqu'au déjeuner, jeux de plage et bains de mer. Après le repas, deux heures de sieste. Vers quin­ze heures, départ en promenade dans l'arrière-pays ou jeux de groupe à la colonie. Dix-sept heures : dîner, suivi, deux ou trois fois par semaine, d'une veillée jusqu'à 22 heures. Là, les enfants chantent, dansent, jouent de petites pièces de théâtre.

«Passe-Partout».—Mais alors il faut savoir beaucoup de choses pour

être monitrice?

Jocelyne. — Bien sûr. Pour nous préparer, nous devons faire des sta­ges pendant l'année. On nous apprend alors des jeux, des chants, des danses, etc. Mais je me suis rendu compte que l'important était surtout de savoir aimer les enfants.

«Passe-Partout»:—Et qui sont ces enfants? D'où viennent-ils?

Jocelyne:—Ces jeunes de 8 à 15 ans vivent presque tous dans de grandes villes. Les uns viennent en colonie parce qu'ils n'ont pas la chance de pouvoir partir en vacances avec leurs parents. Ce sont les plus nombreux. Les autres veulent simplement vivre pendant quelques semaines au milieu de camarades de leur âge.

«Passe-Partout». — Est-ce toujours facile de gagner leur confiance?

Jocelyne: — Oh! non. Par exemple, l'été dernier, j'avais dans mon groupe un garçon de 13 ans. Il était très petit pour son âge. A cause de cela, il restait souvent seul. Il n'aimait pas jouer avec ses camarades qui se moquaient de lui. En parlant avec lui, je me suis aperçue qu'il aimait beaucoup dessiner. Je lui ai demandé de me faire chaque jour un dessin sur la vie de la colonie. Nous avons même décoré la salle à manger avec ses dessins. Il était très heureux et ses camarades sont de­venus gentils pour lui. Aider les enfants à mieux vivre en groupe, voilà ce qui compte pour moi.

« Passe-Partout » : Vous êtes donc restée monitrice par amour pour les enfants?

Jocelyne. — Naturellement. Ne parlons pas de l'argent, nous sommes souvent très peu payées. Pour s'occuper de 15 enfants toute une journée, croyez-moi, il faut les aimer. S'occuper d'enfants ça semble facile et amusant. Puis le premier soir à la colonie, on est si fatiguée, on se de­mande comment on fera pour se lever à sept heures le lendemain ma­tin... Mais le lendemain, les enfants sont là et on reprend courage. La vie est belle !

D'après Passe-Partout

b) Soulignez dans ce texte les phrases qui reflètent le mieux son contenu.

3. Lesquels des proverbes ci-dessous peuvent être rapportés par les idées qu'ils expri­ment au contenu des trois textes complémentaires. Justifiez votre avis :

Enfant haï ne sera jamais beau.

L'ingratitude la plus odieuse, mais la plus connue et la plus ancien­ne, est celle des enfants envers leurs parents.

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Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre, et quand il sera vieux il ne s'en détournera point.

L'instruction améliore les bons et gâte les mauvais.

Il faut honorer nos maîtres plus que nos parents, car si nos parents nous ont donné la vie, nos maîtres nous ont donné le moyen de bien vivre.

THÈME: LA RÉSISTANCE

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