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Багдасарян 4.doc
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☆

III. Autour du thème Textes complémentaires

1. a) Faites une lecture rapide du texte ci-dessous et donnez-lui un titre:

Assez paradoxalement, la radio qui ne dispose, pour attacher son au­diteur, que de plus faibles moyens techniques et de moindre prestige que la télévision — mais peut-être aussi pour ces raisons — s'est révélée plus capable d'inventer un art original, celui qui ne s'adresse qu'à l'oreille et laisse l'imagination inventer les images. Ainsi sans doute, elle exige beau-

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coup, mais elle ne permet pas moins. Dès ses débuts elle a eu ses dramaturges radiophoniques, qui n'écrivaient que pour les ondes.

Un théâtre radiophonique est donc apparemment possible et il n'est, d'ailleurs pas absent des programmes dramatiques de France-Culture.

Les jeudis et samedis sont presque toujours occupés par des pièces modernes. C'est en particulier dans ce cadre qu'ont débuté des auteurs dont les noms sont apparus ensuite sur les affiches des théâtres. Ils ont trouvé, par la radio, une sorte de banc d'essai ou plus exactement la possibilité de s'entendre, dans de bonnes conditions, car joués par d'ex­cellents comédiens.

Plus originales sont les créations qui interviennent le lundi parce que celles-ci sont spécialement écrites pour la radio. Mais il faut bien remar­quer que relativement peu d'auteurs sont tentés par ce genre.

Originaux aussi, certains «objets radiophoniques», diffusés le samedi soir, à mi-chemin entre le documentaire et la fiction. Mais plus original encore est le travail entrepris par France-Culture dans le cadre de l'émis­sion « Atelier de création radiophonique ». Il ne s'agit plus de partir d'un texte écrit à l'avance mais plutôt d'un thème littéraire, artistique, phi­losophique ... et de l'aborder sous divers angles, et toujours, bien enten­du, en faisant appel uniquement à un matériel auditif.

Emissions, donc, peut-être un peu plus difficiles que les émissions traditionnelles, mais qui ont leur public fidèle, en général plus jeune et composé d'universitaires, elles permettent par ailleurs des prolongements très enrichissants pour leur auditoire.

Quelques mots pour finir sur la musique à la radio. A Radio-France elle possède une chaîne particulière. Ses programmes comprennent aussi bien le jazz que la musique dite classique, la chanson, le lyrique, l'orgue ... On y fait entendre, naturellement, beaucoup de musique et beaucoup de musiques, mais on veut aussi informer, expliquer, analyser, lier le phénomène musical à son environnement social.

Que ce soit donc à la radio ou à la télévision, il est difficile de di­re aujourd'hui que de nouveaux arts y sont nés, ou tout au moins y ont suffisamment prouvé leur caractère propre et leur valeur pour con­currencer et compléter leurs aînés. Faut-il se résigner, malgré toutes les promesses et toutes les affirmations les plus optimistes, à ce que ce « huitième art » reste encore longtemps en quelque sorte marginal ? Ce serait un peu triste et quels que soient lès mérites, au moins potentiels, de ces nouveaux et si puissants moyens de communication, ils pourraient aspirer à un autre sort que ce rôle d'appoint, d'auxiliaire de l'art exi­stant auquel on les restreint trop souvent.

D'après L'éducation

b) Relisez à nouveau le texte attentivement et relevez :

  1. le vocabulaire spécifique du thème «Arts et culture»

  2. le vocabulaire qui se rapporte au thème «Mass média».

2. a) Lisez le texte suivant et résumez le contenu de chaque paragraphe en une phrase :

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EXISTE-T-IL UN HUITIEME ART ?

H

Une simple pression du doigt sur un bouton, et c'est le monde en­tier qui pénètre chez moi. A l'instant précis où l'événement se produit je le vois, je l'entend. Mais radio et télévision ont d'autres ambitions que d'informer plus vite que les journaux écrits. Elles veulent aussi ap­porter à domicile la culture et dans ce domaine aussi elles ont un pou­voir plus universel et même plus efficace que n'en auront jamais l'école ou le livre, les salles de théâtre, de concert et de cinéma. Mais peuvent-elles enfin être plus qu'un relais d'oeuvres déjà créées? Peuvent-elles contribuer à renouveler, à enrichir la culture ? Peuvent-elles vraiment faire œuvre créatrice ? Peuvent-elles être un art original et spécifique ?

Quoi que l'on pense des programmes diffusés par la télévision, que l'on accepte ou non que celle-ci apporte maintenant la culture à domici­le, et sans effort, on ne peut plus aujourd'hui penser démocratie cultu­relle sans penser télévision. Le rôle majeur de l'éducation populaire, en tant que mode d'accès à une culture plus élaborée que celle que donnent l'école primaire ou l'école secondaire d'aujourd' hui, passe par une analy­se critique de la télévision, un apprentissage à la sélection des émissions et à l'équilibre entre les heures passées devant le petit écran et celles consacrées à s'exprimer avec ses mains, par exemple, ou à faire du sport, ou à suivre des stages.

L'idéal, bien sûr, serait aussi, pour l'éducation populaire, d'agir sur les programmes mais la télévision est encore aujourd'hui «sous la double dynamique des hommes d'Etat qui veulent en contrôler les contenus d'information et des hommes du commerce qui veulent l'utiliser comme support publicitaire ». « II faudrait, suggère J. Dumazedier, que la télé­vision éclate en trois morceaux ; télévision politique, gérée par le Parle­ment ; une télévision de jeu et de passe-temps, de divertissement, guidée par un Conseil de spectacle comprenant tous les artisans qui font ce spe­ctacle ; une télévision culturelle, qui représenterait l'ensemble de ce que les universités et les lycées enseignent et de ce que les associations volontaires veulent transmettre, et qui serait orientée par un Conseil cul­turel autonome. »

D'après L'éducation b) Inventez des jugements vrais ou faux sur chaque paragraphe.

3. a) Lisez attentivement le texte «Antoine Watteau». b) Posez quelques questions sur l'information qu'il contient de sorte que vos réponses soient exhaustives.

ANTOINE WATTEAU

Watteau est le Mozart de la peinture française. Ses œuvres sont ra­res mais sa réputation est immense. L'exposition qui s'est tenue au Grand Palais, de la fin du mois d'octobre 1984 jusqu'au janvier 1985 à l'occa­sion du tricentenaire de la naissance du peintre, présentait 73 tableaux et 142 dessins attribués à Watteau.

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Le public s'est rué au Grand Palais. Il y a trouvé le plus grand nombre de peinture et de dessins jamais réunis, ce qui constitue un grand événement. Mais l'exposition n'était pas exhaustive. Y ont manqué des pièces considérables, en particulier celles de deux institutions qui refusent les prêts : « Wallace Collection » de Londres et « Musée Condé » de Chan­tilly. L'exposition n'était pas non plus réservée aux seuls authentiques Watteau. Nous ne disposons que d'un seul Watteau historiquement cer­tain : « Le Pèlerinage à Cythère », connu également sous le nom d'« Em­barquement pour l'île de Cythère».

«Watteau a inventé la grâce», admirèrent les frères Concourt. On peut ajouter : à force de métier et de talent. Dans le « Pèlerinage », tout est rigueur : le dessin digne des plus grands, la composition d'une géo­métrie savante et traditionelle. On commence à découvrir que Watteau fut d'abord un artisan, un constructeur de l'époque où les ébénistes et les architectes français étaient les premiers du monde.

Il y a dix ans paraissaient encore des biographies péremptoires de Watteau. On sait aujourd'hui «qu'on ne sait pratiquement rien de la vie de Watteau ». Les rares documents sur la vie de l'artiste sont indiscu­tables mais brefs : acte de baptême, registre des procès-verbaux de l'Aca­démie royale de peinture et de sculpture, quelques correspondances. Ils nous apprennent que Watteau est né à Valencienne en 1684, qu'il obtint le deuxième prix de l'Académie à vingt-cinq ans, qu'il fut élu académicien à vingt-huit et qu'il mourut à trente-sept ans. Des artistes moins voyants que Watteau nous ont laissé davantage de traces. Le si­lence des textes est assez mystérieux. On en trouvera peut-être un jour la raison.

D'après Passe-Partout

4. Lisez les vers à haute voix. Quelles idées esthétiques sont exprimées dans ces

vers ?

POUR FAIRE LE PORTRAIT D'UN OISEAU

Peindre d'abord une cage

avec une porte ouverte

peindre ensuite

quelque chose de joli

quelque chose de simple

quelque chose de beau

quelque chose d'utile

pour l'oiseau

placer ensuite la toile contre un arbre

dans un jardin

dans un bois

ou dans une forêt

se cacher derrière l'arbre

sans rien dire

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sans bouger ...

Parfois l'oiseau arrive vite

mais il peut aussi bien mettre de longues armées

avant de se décider

Ne pas se décourager attendre

attendre s'il le faut pendant des années la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau n'ayant aucun rapport avec la réussite du tableau Quand l'oiseau arrive s'il arrive

observer le plus profond silence attendre que l'oiseau entre dans la cage et quand il est entré

fermer doucement la porte avec le pinceau puis

effacer un à un tous les barreaux en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau Faire ensuite le portrait de l'arbre en choisissant la plus belle de ses branches pour l'oiseau

peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent la poussière du soleil et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter Si l'oiseau ne chante pas c'est mauvais signe signe que le tableau est mauvais mais s'il chante c'est bon signe signe que vous pouvez signer Alors vous arrachez tout doucement une des plumes de l'oiseau et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

J. Pré ver t. Paroles, 1946