1. Rapidité du débit
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Rythme ralenti très distinct = style syllabique. |
Rythme plus ou moins accéléré. |
2. Domaine de l’application
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Style des conférences, des enseignants des écoles supérieures, des speakers de la radio. On le parle à des personnes inconnues ou peu connues. |
On le parle à ses proches, à ses familiers, aux personnes de sa connaissance. |
3. Netteté de l’articulation
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L’articulation est très nette, correcte. Elle est contrôlée par le sujet parlant. L’orthographe se fait sentir dans la prononciation. |
L’articulation est plus relâchée. Tendances à la brièveté et l’expressivité. |
4. Vocalisme
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On observe l’opposition bien nette de toutes les voyelles, mais la distinction des voyelles ouvertes-fermées est moins nette en position inaccentuée (aimer, lesquels etc). Les [Ə] sont prononcés en plus grand nombre. |
On observe la chute des voyelles (il y a 75-78 voyelles sur 100 syllabes qui tombent). Ce sont : Ə, ε, u, y, œ, Ɔ, i, α, ã,õ. Le plus souvent le [Ə] tombe là où le style soutenu le respecte. P. ex. : - dans les mots monosyllabes et polysyllabes : Et si j(e) t’embrassais... dans ton état c(e) n’est pas r(e)commandé. - dans le groupe de 3 consonnes 2+1 : fort(e)ment, appart(e)ment. P. Delattre estime que cette chute est possible si ces 2 consonnes ne forment pas d’unité indivisible. [ε] :
[y]: tombe dans le pronom personnel sujet « tu » : t’(u) as compris ? [Ɔ] : Peut être omis au milieu des mots polysyllabiques : co(o)pérative, extra(o)rdinaire. [œ]: tombe le plus souvent dans Peut être. [α]: est omis, en général, dans les mots très usités : mais oui, je sais, p(a)pa. Vous voyez, m(a)dame, c’est un anglais. Bonjour, m(a)man. [i]: est omis dans la particule “si”: s(i) tu préfères… [ã] et [õ] : dans les mots enfin, mon, ton, bonjour etc. : (En)fin quoi ; si tu permets, m(on) amour ... B(on)jour, monsieur... |
Les études expérimentales démontrent aussi qu’en position inaccentuée on observe la réduction qualitative des voyelles. Les voyelles apparaissent (se réalisent) dans les allophones particuliers, à savoir :
A : une variante très fermée de « A » qui tend vers le [e] dans le groupe -ation dans les mots : invitation, communication, imitation.
Une variante avancée légèrement fermée qui tend vers le [ε] : conversation, observation.
Une variante légèrement labialisée, considérée comme une réalisation de [o] : information, prononciation.
O : des variantes avancées et légèrement labialisées qui tendent vers [œ] et [Ə] : autobus, augmentation.
Les causes de l’apparition des variantes réduites :
le contexte phonétique (harmonisation) ;
contrôle minimal de l’articulation de la part du sujet parlant ;
facteurs extralinguistiques : domaine et situation de communication.
