- •Histoire et Actualités des Industries Culturelles.
- •Introduction Générale :
- •Culture et Connaissances.
- •Chapitre 1 .
- •Culture & Connaissances.
- •1.2 L’art et le Grand Refus (Marcuse, 1968)
- •2. La modernité ou La notion de « culture de masse ».
- •2.1 Pourquoi parle-t-on de « société de masse » et de « culture de masse » ?
- •2.1.1 Qu’entend-on par modernité ? (Lipovetsky, 2000)
- •2.1.2 La notion de société de masse.
- •2.2 Société de consommation et industrialisation de la culture. (Lasch, 2008)
- •2.3 Du Rapport entre Culture & Société : Fonction critique de l’art.
- •2.3.1 Le rôle de l’artiste.
- •2.3.2 L’esthétique minimaliste : art et littérature à l’époque moderne.
- •Critique des industries Culturelles.
- •3.1 Présentation théorique de l’Ecole de Francfort.
- •3.1.1 Qu’est-ce qu’une théorie critique ?
- •3.1.2 La Négativité de la Culture.
- •Industrie : Rationalisation, planification , économie, calcul
Culture et Connaissances.
Critique des industries Culturelles.
Chapitre 1 .
Culture & Connaissances.
De l’idéal de désintéressement au critère de la permanence
La fonction sociale et politique de la culture. (Arendt, 1998)
La culture est composée par des objets matériels : livres, musique, cathédrales = culture en son versant matériel. Arendt : la culture doit être considérée comme un capital, comme une ressource utilisée pour élever, en un sens critique, le regard que nous portons sur le monde.
Il faut des hommes qui ont soif de connaissances, de puissance et de transformations intérieures afin d’endosser les codes et les conventions de la culture. Nécessité d’habitudes, des exercices intellectuels qui permettent de saisir les conventions de l’art.
Culture = Ressource lorsque l’individu a soif de connaissances intérieures + moyen de respirer pour l’individu, respirer de ce qu’il y a de plus noblement humain.
Distinction entre ce qui est utile et ce qui ne l’est pas. Il y a des activités humaines, à proprement parler, inutiles dans leurs fonctions. Animaux : luttent pour la survie de leur espèce. / Hommes : échanges sociaux sans utilités immédiates.
Fréquenter la culture par désintéressement = idéal.
L’idéal de désintéressement = aucun souci de raffinement social.
Forme d’angélisme = seul souci du beau.
Opposition d’Arendt à cet idéal : Spécificité de la culture = Sa permanence.
Objet culturel : (Œuvre d’art) Chose tangible qui dure dans le temps, qui témoigne du passé et du genre humain à travers les siècles. Critère de l’authenticité, caractérisée par son immortalité, elle résiste au temps.
Pourquoi assimiler l’œuvre d’art à un objet de raffinement social est un problème ?
Parce que cela se banalise, se sacralise ; l’œuvre perd de son importance fondamentale, de sa qualité fondamentale qui est de ravir et d’émouvoir le spectateur, le lecteur..
L’œuvre unit les hommes. Elle les rapproche au-delà de leurs différences : elle a donc une fonction politique.
La privatisation de l’art détruit l’art. La chose culturelle doit être guidée par l’esprit du commun. Elle est censée nous aider à créer des relations.
Arendt : La culture est censée libérer de la vulgarité, elle sert à faire reconnaître les belles choses.
La culture fait grandir la liberté, configure un monde humain à part entière. La culture élève l’homme.
1.2 L’art et le Grand Refus (Marcuse, 1968)
L’art contient la rationalité de la négation. Il est le grand refus = la protestation contre ce qui est dans ses positions extrêmes. Les manières dont on fait parler, chanter l’homme sont des modes de refus, de ruptures, de récréations de leur existence factuelle.
L’art est « séparé du monde », il crée des formes de négations, c'est-à-dire qu’il s’agit d’évoquer une autre dimension de la réalité.
La poésie selon Paul Valéry : Engagement de la poésie dans la négation.
« Le langage poétique et ses vers ne parlent jamais que de choses absentes… Il hante le monde du comportement et du discours établi comme son projet le plus tabou. » = Le langage poétique parle de ce qui appartient au monde, de ce qui est audible, tangible, visible. Mais aussi de ce qui ne se voit pas, ce qui est espéré comme le bonheur.
La fonction de la poésie est de donner un ordre au monde, différent de l’ordre établi : le recommencement du monde. La distanciation artistique est sublimation : elle crée les images de situations qui sont inconciliables avec le principe de réalité établi.
Brecht : Le lien entre l’art et la promesse du bonheur. Pour lui, l’art préserve la promesse de ce bonheur. Ses personnages chantent un paradis perdu. Quand ils chantent la cruauté ou le mensonge…, c’est pour préserver le bonheur : le chant déçu de la déception. Et l’art nous apprend les causes de cette déception et aide les individus à les combattre.
L’art est un support ; il impulse le mouvement social en mettant en avant les causes de la déception du monde. Dans les industries culturelles, l’avant-garde ne fait que distraire l’homme et ne fait courir aucun risque à sa conscience. Le refus est réfuté = liquidation de la culture.
Contre discours : Les Exigences de la Démocratisation de la Culture.
En démocratisant la culture, on la banalise. Autrement dit, on prive l’art de son étrangeté. Ainsi, plus de distance entre l’art et la société et plus de différence avec la réalité puisque l’art n’opère plus cette distanciation.
L’art, plongé dans son contexte social et modelé par celui-ci = Art Moderne. La distanciation artistique est avant tout, sublimation.
Dans quelles mesures cette conception des arts résiste aux sociétés modernes ?
