- •Cours 4. Le moyen français (XIV-XV s.S.)
- •Conditions historiques de l'extension du français commun:
- •2. Système des voyelles du moyen français:
- •3.Système des consonnes du moyen français
- •4. Structure grammaticale du moyen français
- •6. Syntaxe:
- •7. Vocabulaire а l'époque du moyen français:
- •Cours 5. Le nouveau français (XVI-XVII XVIII ss.)
- •1. Conditions historiquès de la formation du français, langue nationale:
- •1. Partie: Le français au xvIe siècle
- •A) l'activité de la Pléïade, f. Rabelais:
- •B) Les premières grammaires de français:
- •2. La Renaissance:
- •3. Phonétique du xvIe siècle
- •4. Structure grammaticale: morphologie, syntaxe:
- •5. Vocabulaire:
- •II Partie: Le français moderne " (XVII—xviiIss.)
- •1. Conditions historiques de la codification de la norme littéraire du français:
- •2. Théories de f.Malherbe et de c.Vaugelas:
- •3. Activité de l'Académie Française:
- •4. Dictionnaire de Furetière:
- •5. Phonétique du français moderne:
- •6. Particularités du système grammatical du français moderne:
- •7. Vocabulaire:
2. La Renaissance:
La Renaissance est une des formes de rénovation spirituelle et culturelle qui s'effectue sous une forte influence de la culture antique. La Renaissance en France contribue à une plus grande connaissance des langues et des oeuvres antiques, de la culture des Romains et des Grecs, elle exprime le désir d'assimiler cette culture, pour l’imiter et la rendre dans la langue française. Les plus grands poètes du XVIé siècle commencent par imiter les anciens, tel est Ronsard avec ses «Odes». L’admiration pour l’antiquité enrichit la pensée et l’art littéraire en France, qui s'épanouissent au XVIe s. et brillent d'un vif éclat. Tous les genres poétiques ainsi que ceux de la prose sont présents à l’époque. Nous donnons ici seulement quelques-uns des noms illustres.
Parmis les poètes du début du siècle, il faut nommer Clément Marot (1496-1544) dont l'oeuvre est volumineux et très varié (65 épîtres, 27 élégies, 299 épigrammes). Sa renommée est grande.
Bonaventure Des Périers (1498? 1518?-1544) publie une série de dialogues philosophiques et sceptiques «Cymbalum Mundi» (1538) condamné par la Sorbonne.
On doit d'autres contes, mystiques et mondains, à Marguerite de Navarre (1492-1549) publiés sous le titre «Heptaméron». Ils sont inspirés par la réalité de la vie et décrivent les moeurs de la société mondaine et les problèmes qui la préoccupent. Chaque nouvelle est suivie d'une discussion morale entre les participants.
La première moitié du XVIe s. est dominée par la personnalité de François Rabelais (1483-1554), un des plus grands génies de son époque, digne de la Renaissance française. Son roman illustre «Gargantua et Pantagruel» parodie le ton des romans de la chevalerie. Son oeuvre abonde en vocables nouveaux qu'il forme (bavard, causeur, désordre), en termes scientifiques, en mots dialectaux (sabot, omelette} et en argotismes.
La deuxième moitié du XVIe s. connaît un épanouissement extraordinaire de la poésie lyrique, présentée au premier lieu par les poètes de la Pléiade. Un groupe de poètes s'est réuni autour de Ronsand. Ils sont au début au nombre de vingt et ce n'est que plus tard que Ronsard groupe six poètes dont:
Du Bellay,
J.A. de Baïf,
Estienne Jodelle (auteur dramatique),
Pontus de Tyard,
Remi Belleau,
Jean Daurat.
Le rôle du manifeste de la Pléiade signé par J. Du Bellay est très important dans le combat contre le latin en faveur du français.
3. Phonétique du xvIe siècle
A la différence des siècls précédents, le XVIe s. fournit beaucoup d'observations des contemporains sur la prononciation de l'époque.
Le XVIe s. continue les tendances qui marquent l'évolution du phonétisme aux siècles précédents: l'accent de groupe, la monophtongaison, la formation du système de voyelles nasales en tant que phonèmes.
Il faut donc noter parmi les modifications de cette époque, l'amuïssement progressif des consonnes finales, l'affaiblissement du -e final et la réduction des groupes de consonnes aux dépens des sonantes nasales.
A part la formation des phonèmes—voyelles nasales qui est d'une importance capitale, le vocalisme connaît la nouvelle répartition des voyelles ouvertes et fermées dont le timbre perd de plus en plus son caractère étymologique.
L'accent de groupe se fixe définitivement au XVIe s. ce qui consolide les groupes de mots au point d’en faire une unité phonétique dont les éléments s'appuient les un sur les autres. L'enchaînement contribue à l'unité phonétique de l'ensemble, toute consonne finale prenant appui sur la voyelle initiale du mot suivant : sur^un banc.
L'accent du groupe comme celui du mot frappe soit la dernière syllabe, soit l'avant dernière si la dernière syllabe comporte un –e.
