- •Cours 4. Le moyen français (XIV-XV s.S.)
- •Conditions historiques de l'extension du français commun:
- •2. Système des voyelles du moyen français:
- •3.Système des consonnes du moyen français
- •4. Structure grammaticale du moyen français
- •6. Syntaxe:
- •7. Vocabulaire а l'époque du moyen français:
- •Cours 5. Le nouveau français (XVI-XVII XVIII ss.)
- •1. Conditions historiquès de la formation du français, langue nationale:
- •1. Partie: Le français au xvIe siècle
- •A) l'activité de la Pléïade, f. Rabelais:
- •B) Les premières grammaires de français:
- •2. La Renaissance:
- •3. Phonétique du xvIe siècle
- •4. Structure grammaticale: morphologie, syntaxe:
- •5. Vocabulaire:
- •II Partie: Le français moderne " (XVII—xviiIss.)
- •1. Conditions historiques de la codification de la norme littéraire du français:
- •2. Théories de f.Malherbe et de c.Vaugelas:
- •3. Activité de l'Académie Française:
- •4. Dictionnaire de Furetière:
- •5. Phonétique du français moderne:
- •6. Particularités du système grammatical du français moderne:
- •7. Vocabulaire:
3. Activité de l'Académie Française:
En 1635 d'après l'initiative de Richelieu on a fondé l'Académie Française. Les membres de l’Académie étaient des écrivains et aussi des hommes instruits. Au début elle compte 26 membres pour passer ensuite à 34 et finalement à 40 immortels. Dans l'аrticle 24 des Statuts de l'Académie, publiés en 1636 il étai écrit : « La principale fonction de l’Académie sera travaillé avec tout de soin et tout de diligence possible à donner lès règles certаines (modernes) à notre langue et à la rendre pure et éloquente, capable à traiter les arts et les sciences». «Les académiciens pour meilleurs auteurs de la langue française seront distribués aux académiciens pour observer tant les dictons que les phrases, ils peuvent servir de règles générales et en faire rapport à l'Académie qui jugera leur travail et s'en servira aux occasions» (art. 25). «Il sera composé un Dictionnaire, une Grammaire, une Rhétorique et une Poétique sur les observations de l'Académie» (26).
Les deux dernières n'ont jamais été faites. La Grammaire n'apparaît qu'en 1931, trois siècles plus tard. Or, la fmdu siècle voit paraître seulement la première édition du Dictionnaire dans lequel on pouvait trouver le lexique de la noblesse.
Dans le Dictionnaire de l'Académie (1694), les mots sont classés par racines, leur orthographe conserve les lettres étymologiques. Cependant, dans la deuxième édition du Dictionnaire (1718) le vocabulaire s'élargit, mais n'atteint pas la dimension convenable. La langue aristocratique étant ménacée, la troisième édition du Dictionnaire de l'Académie (1740) marque un changement de position : l'Académie «a toujours cru qu'elle doit restreindre son dictionnaire à la langue commune, telle qu'on la parle dans le monde et telle que nos orateurs et nos poètes l'emploient» (Préface).
4. Dictionnaire de Furetière:
Un des membres de l'Académie — Antoine Furetière (1619-1688) était contre la publication du Dictionnaire de l'Académie, parce qu'il ne reflétait que le style noble et ne réfletait pas toute la richesse de la langue française nationale. Il a commencé de composer son dictionnaire d'après le plan, où l'on pouvait trouver tout le lexique riche de la langue française nationale. Les membres de l'Académie ont discuté beaucoup sur la publication du dictionnaire de Furetière, ils étaient contre son dictionnaire et Furetière a été exclu de l'Académie. Le dictionnaire de Furetière s'appelait «Le dictionnaire universel, contenant généralement tous les mots français tant vieux, que modernes», il allait à l’encontre du purisme aristocratique et par cela même réactionnaire de l'Académie.
Au XVIIe s. le lаngage devient une espèce d'étiquette: la personne est classée d'après son parler et, en particulier, suivant sa prononciation et les mots et les expressions qu'elle emploi. Dans les salons on voit la formation d'un langage précieux. Le purisme aristocratique de la langue а donné des exemples: la chemise — la compagne perpétuelle des morts et des vivants; les dents —l’ameublement delа bouche; les oreilles — les portes de l’entendement; le mariage — l'amour fini, la fin de la liberté, etc. Ce language précieux est reflété par Molière dans la comédie «Les precieuses ridiculles».
Le «siècle des lumières» s'achève par la révolution bourgeoise ayant soulevé contre le régime féodal la paysannerie et le«menu peuple des villes » qui ont su dépasser les buts posés par les dirigeants du mouvement (prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, prise du Palais royal le 10 aout 1792). Le mouvement de l’émancipation de l’homme donne naissanse à la «Déclaration des droits de l’homme et du citoye » qui proclame la fameuse devise — «Liberté, égalité, fraternité». Un peuple de mots, de néologismes, d'expressions, de ttournures et d'images, venus de toutes les provinces et de toutes les couches sociales, envahirent la langue polie, élaborée par deux siècles de culture aristocratique. C'est ainsi que la Révolution en finit avec les restes des dialectes, ce qui stimule la consolidation du pays et un nouvel essor du français aux siècles ultérieurs.
