- •Е.А. Бөкетов атындағы Қарағанды мемлекеттік университеті Шетел тілдер факультеті
- •5В020300 «Тарих»,
- •5В011400 «Тарих»
- •Оқу әдістемелік кешен
- •1. Пәннің типтік оқу жоспары (қосымша 1)
- •2. Күндізгі бөлімнің жұмыс оқу жоспары
- •2.1 Сыртқы оқу бөлімінің жұмыс оқу жоспары
- •4. Пән бойынша тапсырмаларды орындау және өткізу кестесі:
- •5. Пәннің оқу-әдістемелік картасымен қамтамасыз:
- •7. Семинарлық (практикалық) сабақтар жоспары:
- •Interventionnisme international, repli identitaire au Moyen-Orient, et guerre contre le terrorisme
- •Musique traditionnelle
- •Instruments de musique
- •Musique classique
- •Musique actuelle
- •Informations utiles
- •8. Лабораториялық сабақтар жоспары
- •9. Пәннің оқытылуы бойынша әдістемелік ұсыныстар
- •10. Курстық жобаларын (жұмыстардың), зертханалық жұмыстарын, есептік – графикалық жұмыстарын орындау туралы әдістемелік ұсыныстар мен нұсқаулар -
- •11. Оқытушының жетекшілігімен орындалатын суденттердің өзіндік жұмыстары бойынша өткізілетін сабақтардың жоспары
- •12 Студенттердің өзіндік жұмыстары бойынша сабақтар жоспары
- •13 Жазбаша жұмыстар тақырыптары
- •14. Баға туралы ақпарат
- •15. Өзіндік бақылау үшін тест тапсырмалары
- •Дұрыс жауаптардың кілті
- •Студенттер білімін бағалау критериі
- •16. Курс бойынша емтихан сұрақтары
- •17. Оқу сабақтарына бағдарламалық және мультимедиалық ілеспе
- •5В020300 «Тарих»,
- •5В011400 «Тарих»
- •Оқу әдістемелік кешен
- •1 00012 Қарағанды қ., Гоголь к-сі, 38
7. Семинарлық (практикалық) сабақтар жоспары:
Тақырып: Тарих пәніне кіріспе
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Discour Direct et Indirect [10,11,12,13,14]
2. Forme passive du verbe. [11,12,13,14]
Оқылым: Histoire
L’histoire, souvent écrit avec une capitale initiale, est à la fois l’étude des faits, des événements du passé et, par synecdoque, leur ensemble. L'histoire est un récit, elle est la construction d'une image du passé par des hommes et des femmes (les historiens et historiennes) qui tentent de décrire, d'expliquer ou de faire revivre des temps révolus. Ce récit historique n'est pas construit par intuition intellectuelle, mais à partir de sources. L'histoire s'attache avec ces sources à reconstruire plusieurs pans du passé. Au cours des siècles, les historiens ont fortement fait évoluer leurs champs d'intervention et ont aussi réévalué leurs sources, ainsi que la manière de les traiter.
L'histoire, qui n'est pas seulement une réflexion sur le passé, se construit aussi selon une méthode. Celle-ci a évolué au cours du temps, évolution qu'on appelle l'historiographie. La méthode historique s'appuie sur un ensemble de sciences auxiliaires qui aident l'historien à construire son récit. Par delà les époques et les méthodes, et quel que soit le but sous-jacent du travail de l'historien, l'histoire est toujours une construction humaine, inscrite dans l'époque où elle est écrite. Elle joue un rôle social et elle est convoquée pour soutenir, accompagner ou juger les actions des hommes.
Айтылым: Faire une conversation avec votre camarade de groupe, en utilisant le texte. Travailler en paires. Changez vos rôles.
Жазылым:
1. L'histoire, l'origine et la définition.
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Тарих пәніне кіріспе
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Gérondif [12,13,14]
2. Forme passive du verbe. [11,12,13,14]
Оқылым: Étymologie de l'histoire
Le mot «histoire» vient du grec ancien historia, signifiant « enquête», «connaissance acquise par l'enquête», qui lui-même vient du terme ἵστωρ, hístōr signifiant «sagesse», «témoin » ou «juge». Il a pour origine les Enquêtes (Ἱστορίαι / Historíai en grec) d'Hérodote. Littéralement, le mot ionien Historíai signifie «recherches, explorations», et dérive selon toute vraisemblance de la racine indo-européenne wid- qui signifie voir, ou savoir pour avoir vu. Le mot est introduit en français au début du XIIe siècle avec le sens de « relation des événements marquants d'une vie, d'un règne» ou de «chronique d'un peuple». Il prend aussi le sens général d'histoire (au sens de récit), polysémie qu'il a conservé jusqu'à ce jour en français comme en allemand. C'est à partir du XIIIe siècle, comme peut en témoigner l'usage qu'en fait Brunetto Latini dans son Livre dou Trésor, que le terme commence à recouvrir le sens de «récit historique». On peut noter qu'au Moyen Âge, la forme ordinairement employée du mot était Estoire: ce n'est qu'à partir de la Renaissance que l'on reviendra à la graphie antique. Le mot connaît de nombreuses dérivations. L'année 1213 voit ainsi la première occurrence des termes d'historien et d'historiographe (emprunt au latin historiographus). Le verbe désuet Historier apparaissant au XIVe siècle, et l'adjectif historique survenant en 1447 (emprunt du latin Historicus, lui-même emprunt du grec historikos). Le diminutif historiette remonte à 1657 (premier emploi par Tallemant des Réaux dans le titre d'un de ses ouvrages). Le vocabulaire savant du XVIIIe et du XIXe siècle permet ensuite l'apparition d'un vocabulaire plus spécialisé comme préhistoire (en 1872) et anhistorique.
Айтылым: Faire une conversation avec votre camarade de Ecrire sur l'histoire et la préhistoire., en utilisant le texte. Travailler en paires. Changez vos rôles.
Жазылым:
1. Donnez votre essai sur l'étymologie de l'histoire.
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Тарих пәніне кіріспе
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Adjectif verbal [12,13,14]
Оқылым: Histoire et la préhistoire.
La Préhistoire est une discipline qui a pour ambition de reconstituer l'histoire et la vie des humains depuis leur apparition jusqu'à l'apparition de l'écriture, au cours de la période chronologique du même nom. Elle se fonde donc essentiellement sur l'examen et l'interprétation des témoignages de la présence humaine tels que les vestiges archéologiques découverts lors de fouilles ou les œuvres de l'art pariétal.
La Préhistoire s'est progressivement constituée en discipline au cours du XIXe siècle en se nourrissant des travaux des géologues tentant de montrer la très grande ancienneté de la Terre et des naturalistes défendant l'idée de l'évolution des espèces, au premier rang desquels Charles Darwin. Parmi les précurseurs de la discipline, il convient de citer C.J. Thomsen qui a proposé la classification dites "des trois âges" en 1820, J. Lubbock qui a introduit les termes «Paléolithique» et «Néolithique» en 1865, J. Boucher de Perthes qui a contribué à faire admettre l'idée de la très haute antiquité de l'humanité et G. de Mortillet qui a proposé une classification encore en partie utilisée aujourd'hui.
La découverte d'œuvres d'art mettant en scène des animaux disparus tels que les mammouths a contribué à faire accepter l'existence d'un "Homme fossile". Toutefois, la découverte des restes de l'Homme de Néandertal en 1856, près de Düsseldorf en Allemagne n'a pas été immédiatement reconnue à sa juste valeur : la forme particulière du crâne a d'abord été considérée comme l'expression d'une déformation pathologique. Ce n'est qu'avec les découvertes de squelettes de néandertaliens, d'abord dans la Grotte de Spy en Belgique en 1886 puis à la Chapelle-aux-Saints en 1908, que l'existence d'une forme humaine disparue a été définitivement acceptée. Elle est appuyée par la découverte du Pithécanthrope par E. Dubois à Java en 1891 puis de l'Australopithèque par R. Dart en Afrique du Sud en 1920.
Les efforts des premiers préhistoriens, dont H. Breuil, ont été consacrés à l'établissement d'une chronologie d'ensemble, basée sur des études stratigraphiques et des classifications des industries fondées sur la présence d'outils particuliers considérés comme des fossiles directeurs. L'étude des industries lithiques a évolué dans les années 1950 sous l'impulsion notamment de F. Bordes ou de G. Laplace, avec l'introduction de listes typologiques et du traitement statistique des données.
Suite notamment aux travaux à Pincevent d'A. Leroi-Gourhan, fortement influencé par sa formation d'ethnologue, la discipline a ambitionné de reconstituer les modes de vie des populations du passé, en une sorte d'ethnologie préhistorique. Parallèlement, les expériences de taille des roches dures, d'abord anecdotiques, se sont constituées en méthode jusqu'à renouveler profondément l'approche des industries lithiques préhistoriques.
Moyens et méthodes. La Préhistoire est donc aujourd'hui à la croisée des sciences humaines et des sciences naturelles : si elle relève des premières par son objet et ses ambitions, elle dépend souvent des secondes par ses méthodes et ses outils.
L'époque où un préhistorien généraliste pouvait réaliser l'ensemble des études liées à la fouille d'un site est désormais révolue : s'il dirige les opérations et réalise des choix méthodologiques, il fera nécessairement appel à de nombreux spécialistes exerçant dans des disciplines connexes : géologie, géomorphologie, pétroarchéologie, sédimentologie, micromorphologie, palynologie, anthracologie, paléontologie, archéozoologie, taphonomie, malacologie, tracéologie voire physique nucléaire pour la réalisation de datations absolues et génétique pour la recherche et l'analyse d'ADN fossile. Plus que jamais, les résultats obtenus sont pluridisciplinaires, voire parfois interdisciplinaires.
En un peu plus d'un siècle, la Préhistoire a acquis un statut de discipline scientifique, ses résultats pouvant en permanence être falsifiés par de nouvelles fouilles, de nouvelles découvertes ou par l'archéologie expérimentale.
Préhistoire. «Lucy», un fossile relativement complet d'Australopithecus afarensis découvert en Éthiopie en 1974. La Préhistoire est généralement définie comme la période comprise entre l’apparition de l’Humanité et l’apparition des premiers documents écrits, même si cette définition n’est pas sans poser des problèmes.
La préhistoire est aussi la discipline scientifique qui étudie cette période.
Problèmes liés à la définition de la Préhistoire. La définition classique de la Préhistoire pose un certain nombre de problèmes, notamment en ce qui concerne les critères retenus pour son début et sa fin, mais aussi pour la datation de ses limites.
Début de la Préhistoire. Objet de pierre taillée découvert à Hadar en Éthiopie (2,4 à 2,6 Ma). La Préhistoire commence avec l'apparition de l’Homme, or celle-ci est le fruit d’une lente évolution sur plusieurs centaines de milliers d’années, depuis un Hominidé indéterminé. Ce début varie selon les chercheurs en fonction des critères utilisés pour définir l’Homme, qui peuvent être anthropologiques, culturels voire philosophiques…
Le genre Homo apparaît avec Homo rudolfensis (-2,9 Ma[2]) puis Homo habilis (-2,4 Ma), deux espèces qui ont coexisté en Afrique de l’Est. Ces deux espèces avaient adopté une locomotion bipède et produisaient probablement des outils, deux traits qui ont longtemps été considérés comme propres au genre humain. Des découvertes plus récentes ont montré que les Australopithèques qui ont précédé avaient eux aussi adopté une locomotion partiellement bipède. D’autre part, les plus anciennes industries lithiques sont contemporaines de représentants du genre Homo mais aussi de Paranthropes, formes robustes d’Australopithèques, et il est impossible de déterminer quel est l’auteur de ces industries.
Selon que l’on considère que l’Homme est représenté par le seul genre Homo ou également par le genre Australopithecus, la Préhistoire débute donc respectivement il y a environ entre 3 et 5 Ma.
Fin de la Préhistoire. L’utilisation de l’apparition de l’écriture, vers 3000 avant notre ère, comme critère marquant la fin de la Préhistoire est problématique à plus d’un titre:
celle-ci n’apparaît pas à la même date dans toutes les zones géographiques; il existe des sociétés n’ayant pas adopté l’écriture, dont la tradition orale est très forte, comme certaines civilisations d’Amérique précolombienne ou d’Afrique subsaharienne, qui ont peu de choses en commun avec les sociétés préhistoriques.
La notion de Protohistoire a été introduite pour les populations ne possédant pas elles-mêmes l’écriture, mais qui sont mentionnées par des textes émanant d’autres peuples contemporains. Cette notion n’est pas entièrement satisfaisante.
Vers une définition économique et sociale.La tendance actuelle est de se baser sur des critères non plus chronologiques (trop fluctuants) mais économiques et sociaux:
la Préhistoire concernerait les populations dont la subsistance est assurée par la prédation. Ces groupes de chasseurs-cueilleurs, pêcheurs, collecteurs exploitent des ressources naturelles disponibles sans les maîtriser. La Préhistoire stricto sensu comprendrait donc le Paléolithique, l’Épipaléolithique et le Mésolithique.
la Protohistoire concernerait les populations dont la subsistance est assurée par la production. Ces groupes d’éleveurs et d’agriculteurs, souvent sédentaires, exploitent des ressources qu’ils maîtrisent et qu’ils gèrent en partie. La Protohistoire comprendrait alors le Néolithique, le Chalcolithique, l'Âge du bronze et l’Âge du fer. Elle est caractérisée par une structuration croissante de la société (modification de l’habitat, agglomération, socialisation avancée, hiérarchisation, pouvoir administratif, économie avancée, monnaie, échanges commerciaux, etc.).
Les grandes divisions de la Préhistoire
Aspects historiques. Jacques Boucher de Perthes, l'un des pères de la Préhistoire. La chronologie de la Préhistoire a commencé à être établie au XIXe siècle, à la suite des travaux des grands systématiciens du siècle précédent, Carl von Linné, Buffon, qui avaient largement fait reculer la date de l’origine de la vie sur Terre.
En 1820, Christian Jürgensen Thomsen ordonne les collections de son musée en fonction des principaux matériaux utilisés et crée une classification dite des «trois âges»:
l’Âge de la pierre
l’Âge du bronze
l’Âge du fer.
Si les deux derniers sont encore couramment employés, le premier est désormais tombé en désuétude. On lui préfère selon les cas les termes Paléolithique et Néolithique, introduits par John Lubbock en 1865. Le Paléolithique, étymologiquement «âge de la pierre ancienne», est la période la plus ancienne, durant laquelle la pierre est seulement taillée (d'où aussi l'ancienne appellation d'«âge de la pierre taillée»).
Le Néolithique, étymologiquement «âge nouveau de la pierre», est la période plus récente, durant laquelle la pierre est taillée mais aussi travaillée par polissage (d'où aussi l'ancienne appellation d'«âge de la pierre polie»).
Les découvertes et les écrits de pionniers tels que Paul Tournal (1821), Jean-Baptiste Noulet (1851) et surtout Jacques Boucher de Perthes (1846 à 1864) contribuent à faire accepter l’idée de la très haute antiquité de l’Homme.
S’inspirant de la chronologie utilisée en Géologie, Édouard Lartet propose en 1861 une chronologie fondée sur les espèces successives de grands mammifères dominants. Seul l’Âge du Renne est encore parfois utilisé pour désigner le Magdalénien.
En 1869, Gabriel de Mortillet propose une nouvelle chronologie de la Préhistoire, en 14 époques successives nommées d’après les sites où elles ont été décrites et où elles sont bien représentées; si certaines ont été abandonnées, la plupart de ces époques sont encore utilisées aujourd’hui comme l’Acheuléen, le Moustérien, le Solutréen ou le Magdalénien.
La chronologie a également été précisée par Henri Breuil, notamment en ce qui concerne la position stratigraphique de l’Aurignacien.
Classification actuelle de la Préhistoire européenne
La classification actuelle fait toujours référence à un certain nombre de périodes, de durées très inégales, fondées sur les particularités de leurs cultures matérielles. Ces catégories basées sur l’étude des vestiges durables (industrie lithique essentiellement, mais aussi industrie osseuse, puis céramique et métallurgie) se sont beaucoup affinées avec les outils de recherche modernes. Ces périodes ont avant tout une signification chronologique, rarement une signification culturelle. Pour les périodes anciennes du Paléolithique, les différences culturelles entre les industries sont difficiles à mettre en évidence et les variations peuvent aussi être liées à la fonction des sites ainsi qu’aux types de matériaux utilisés.
Le Paléolithique est un terme à connotation chronologique, créé par John Lubbock en 1865; il désigne l’époque de la Préhistoire durant laquelle l’Homme était encore partout un chasseur-cueilleur.
Le Paléolithique est subdivisé en trois ou quatre grandes périodes selon les auteurs:
Paléolithique archaïque (ou Très Ancien Paléolithique), entre 7 millions d’années et 1,7 million d’années environ:
-apparition d'Hominidés disparus comme Toumaï, Orrorin ou les Australopithèques, parmi lesquels se trouvent les ancêtres de la lignée humaine;
-apparition des premiers outils, qui sont d'abord des galets aménagés, autrefois nommés choppers ou chopping-tools, souvent considérés comme des nucléus aujourd'hui;
-développement de l'Oldowayen ainsi qu'une industrie à éclats récemment découverte sur le site de Lokalelei, au Kenya.
Paléolithique inférieur, entre 1,7 million d’années et 500 000 ans environ:
Paléolithique moyen, entre 500 000 et 40 000 ans environ:
développement de la méthode de débitage Levallois;
apparition de l'Homme de Néandertal ainsi que de l'Homme moderne ;
Paléolithique supérieur, entre 40 000 et 9 000 ans environ:
développement du débitage laminaire;
arrivée de l’Homme moderne en Europe;
disparition de l'Homme de Néandertal.
Quelques dates importantes. Paléolithique
Il y a 5 Ma: apparition des Australopithèques
Il y a 3 Ma: apparition d’Homo rudolfensis souvent considéré comme le premier représentant du genre humain
Il y a 400 000 ans: domestication du feu à Menez-Dregan et Vértesszőlős
Il y a 100 000 ans: premières sépultures au Proche-Orient
Il y a 30 000 ans: en Europe, Homo sapiens est la seule espèce humaine restante après la disparition de l’Homme de Néandertal
Il y a 20 000 ans: peintures de Lascaux.
Néolithique
Vers -10 000: premiers villages (Çatal Hüyük en Turquie)
Vers -4 500 / -2 000: mégalithisme (dolmens et menhirs)
Vers 3 300 av. J.-C.: invention de l’écriture en Égypte et Mésopotamie, fin de la Préhistoire.
Айтылым:
Faire une conversation avec votre camarade de groupe, en utilisant le texte. Travailler en paires. Changez vos rôles.
Тыңдалым:
Quelle est l’idée générale de ce récit?
Жазылым:
Ecrire sur l'histoire et la préhistoire.
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Тарих пәніне кіріспе
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Infinitif passé [12,13,14]
Оқылым: Historiographie: Historiographie et Métahistoire.
L'historiographie (1550), littéralement «écriture de l'histoire», est un nom dérivé de l'«historiographe», c'est-à-dire « celui qui écrit l'histoire». Le nom désignait originellement un ensemble d'ouvrages historiques. Par extension, l'historiographie a désigné l'histoire de l'écriture de l'histoire. Érigée en spécialité de la discipline historique, l'historiographie (allemand Geschichtswissenschaft ou Geschichtsschreibung, anglais historical writing) présente généralement le regard d'un historien sur ses prédécesseurs et sur leur travail.
Plusieurs ensembles cohérents d'ouvrages historiques – ou «historiographies» – existent pour une même période, offrant généralement des points de vue différents sur l'Histoire. Jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle, une « historiographie » revêt souvent un caractère « national », dans la mesure où elle rapporte un point de vue politique sur des événements. Par exemple, il est possible de citer pour le Moyen Âge l'historiographie byzantine et l'historiographie franque: celles-ci présentent très différemment le problème de la querelle des Images qui opposa un temps l'Église romaine et l'Église byzantine à l'époque de Charlemagne.
L'historiographie traite les mêmes problèmes que la méthodologie, mais l'approche de ces questions est nécessairement différente: la méthodologie a pour objet l'étude du travail que l'historien réalise en amont pour écrire l'histoire, alors que l'historiographie s'attache au travail fini des historiens. Aussi, l'historiographie a souvent un caractère plus polémique25. Enfin, les conclusions des études historiographiques sont généralement à l'origine des changements méthodologiques.
Premiers textes historiques
Hérodote et Thucydide, musée archéologique de Naples. Les faits historiques furent conservés pendant longtemps du fait de la tradition orale: Selon Georges Lefebvre «les premiers historiens, en ce sens, furent probablement des poètes». Selon Michel de Certeau: «De même, chez les Merian de Madagascar, les teiarana (anciennes listes généalogiques), puis les tantara (l'histoire passée) forment un «héritage des oreilles» (lovantsofina) ou une «mémoire de la bouche» (tadidivava)». Avec l'invention de l'écriture apparaît le récit historique, qui est de beaucoup antérieur à la conceptualisation de la discipline historique. Les premières chroniques mésopotamiennes remontent au début du IIIe millénaire av. J.-C et se dégagent de toute influence mythologique à partir du début du millénaire suivant. Il s'agit de renseignements utiles aux dynasties, de listes décrivant année par année les événements d'un règne (celui d'Hammurabi), d'un État (Mari), voire, dans le cas de la chronique synchronique, de plusieurs États (la Babylonie et l'Assyrie). La vocation de ces listes est purement mémorielle et didactique, et elles ne sont pas exemptes d'un certain parti pris: il s'agit de faire connaître à la postérité sous un jour positif les faits et gestes de son souverain. L'histoire en Grèce antique conserve certains de ces aspects en développant parallèlement des préoccupations littéraires et scientifiques comme en témoignent les œuvres d'Hérodote, de Thucydide et de Polybe. Hérodote (-484 ou -482, -425) est un savant grec qui parcourt durant sa vie l'Égypte actuelle et le Moyen-Orient, allant jusqu'à Babylone. Dans ses Enquêtes, il veut faire œuvre de mémorialiste et raconte des événements récents, les guerres médiques, «afin que le temps n'abolisse pas les travaux des hommes». Il se place donc dans une perspective historique qui fait qu'on a pu le qualifier de « père de l'histoire». Si Hérodote est vu comme l'initiateur du récit historique, c'est Thucydide (vers -460 - vers -400) qui le premier a posé la méthode historique, dans le sens d'une recherche de «vérit » dans le récit, et non plus simplement de «mémoire». Dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse, il s'attache à relater les causes de la guerre, les faits déclencheurs, puis il raconte chronologiquement cette guerre, restant au plus près des événements, afin de donner un portrait fidèle de ce conflit qu'il considère être fondamental dans l'histoire du monde et qu'il veut expliquer aux générations futures. Il a également une vision profondément rationnelle des faits, ne voyant pas dans l'enchaînement de ceux-ci l'intervention des dieux mais la conséquence des actions des hommes. Peu d'œuvres historiques grecques ont été conservées après celle de Thucydide: aussi bien les œuvres de Timée, d'Ephore de Cumes, rédacteur en -340 de la première histoire du monde, que celles des «historiens d'Alexandre» ne nous sont parvenues autrement que de manière fragmentaire. La principale étant celle de Polybe: son histoire en cinquante livres, ayant l'ambition de traiter l'histoire du monde antique de -220 à -150, avec comme point de repère l'ascension de la république romaine. La méthode de Polybe, tout comme celle de Thucydide, se veut rigoureusement rationnelle et « pragmatique»: il interroge les survivants, se rend sur les lieux des événements décrits etc. De cette œuvre très vaste, qui anticipe sur les grandes synthèses historiques modernes, un tiers, tout au plus, a survécu. Avec l'avènement de l'Empire romain, la discipline historique tend à perdre de son indépendance et à ne devenir qu'un moyen au service d'une fin politique (chez Tite-Live) ou morale (chez Salluste). «Dans l'ensemble les Romains s'intéressaient plus aux mérites littéraires de leurs livres d'histoire qu'à rapporter avec précision ce qui s'était réellement produit». Cette tendance de la discipline a pu être qualifiée d'« histoire pragmatique». Il revient finalement à Lucien de Samosate d'écrire le seul traité historiographique qui ait été conservé de l'Antiquité, Comment l'on écrit l'histoire. Dans cette critique sévère des historiens de son temps, il écrit notamment: «La tâche de l'historien, il n'y en a qu'une; dire les choses telles qu'elles se sont passées», et «l'historien ne saurait écrire à la manière des rhéteurs: ce qu'il a à dire a déjà été dit et sera dit par d'autres, car ce sont des faits accomplis; il faut simplement les mettre en ordre et les exposer; il n'a pas à chercher ce qu'il doit dire, mais comment il le dira».
S'ils réduisent l'histoire à un rang d'auxiliaire de la théologie, les auteurs chrétiens tiennent néanmoins cette discipline en grande estime, et lui permettent de survivre à la disparition de l'empire romain d'Occident. En témoignent les œuvres d'Eusèbe de Césarée, d'Isidore de Séville, ou de Bède le vénérable. Parallèlement se maintient une histoire séculière sous la forme de chroniques, telle que celle d'Eginhard.
Champs et périodisation
Selon les époques et le rôle qu'a tenu l'histoire au cours des siècles, les champs d'études de l'historien ont fondamentalement évolué. Ainsi, la «civilisation» et la guerre ont longtemps été les principaux objets de cette réflexion historique qui se présentait comme une «mémoire de l'humanité». Les objets de l'histoire sont donc au départ centrés sur l'histoire militaire, l'histoire politique et l'histoire religieuse. L'histoire voit progressivement son champ s'élargir vers l'histoire diplomatique, l'histoire sociale, l'histoire culturelle ou encore l'histoire économique. Plus récemment, elle a porté son attention d'une part vers des objets uniques, des réalités distinctes, dans une démarche individualisante, et d'autre part vers la corrélation entre phénomènes historiques et phénomènes environnementaux tels que les changements climatiques, les séismes ou les éruptions volcaniques majeures et leurs suites.
Liste d'exemples d'objets historiques utilisés
De plus, l'histoire est le plus souvent partagée en périodes historiques, qui varient fortement selon les pays et les civilisations. Ces périodes, ou bien – mieux – ces «époques», car le premier terme stipule étymologiquement une histoire cyclique, ont pour double objectif de répondre à une exigence chronologique et de poser des repères, d'indiquer des ruptures qui traduisent un changement d'objet. Les époques et les champs étudiés par l'historien varient aussi, puisque l'état des sources n'est pas le même à toutes les époques. Les historiens de l'École des Annales ont au XXe siècle fait éclater le cadre rigide de l'histoire événementielle en mettant en évidence le concept de longue durée qui rend davantage compte des mouvements lents et fondamentaux des sociétés humaines. L’École des Annales, enfin, considère que l’Histoire n’est pas l’histoire des nations ni des grands hommes mais bien l’histoire de tout ce qui est humain.
Si l'histoire de la terre commence avec la formation géologique de notre planète, et si l'histoire de l'humanité commence avec l'apparition du genre Homo, on limite traditionnellement l'emploi du mot «histoire» pour les périodes qui nous sont connues par l'intermédiaire de sources écrites, quel que soit le support de ces sources et quels que soient les moyens par lesquels elles nous sont parvenues. Les périodes pour lesquelles de telles sources n'existent pas ont été nommées, quant à elles, préhistoire ou protohistoire. En revanche, les chaires de proto-histoire et de pré-histoire existent au sein de l'Université française: l'historien a « colonisé » ce territoire, notamment sous la direction d'André Leroi-Gourhan, préhistorien français emblématique. Ce dernier rappelle d'ailleurs que la différenciation entre l'archéologue et le préhistorien s'est opérée au XIXe siècle pour des questions d'approches disciplinaire. Sur le plan technologique, les chercheurs en histoire du genre humain s'accordent à reconnaître trois grandes «révolutions techniques» bouleversant profondément les modes de vie antérieurs:
-la «révolution du feu» intervenue (selon les hypothèses) il y a 800 000 à 400 000 ans, qui a donné au genre humain le moyen de modifier les milieux naturels (au profit du sien: la savane et la prairie), d'être un prédateur beaucoup plus efficace et de s'alimenter de nutriments cuits;
-la «révolution néolithique» intervenue (selon les aires géographiques) il y a 8 000 à 2 000 ans avant notre ère, marquée par la sédentarisation et l'agriculture;
-la «révolution industrielle», intervenue depuis deux siècles environ, et qui a donné au genre humain accès à l'énergie électrique et aux énergies fossiles et fissiles.
Méthode. Méthodologie historique
La méthodologie historique s'intéresse à deux problèmes:
Comment l'historien mène son enquête?
Une fois les résultats de sa recherche rassemblés, comment écrit-il l'histoire?
Recherche des sources
Fragment de papyrus, IIe siècle Papyrology Rooms, Sackler Library, Oxford.
Le passé humain n'est jamais saisi directement par l'historien16. Ainsi, traces17, archives, témoignages et documents sont les matériaux et les objets de la discipline historique qui ne permettent ni expérimentation, ni observations immédiates18. Il existe une extrême diversité de nature de ces traces. Il est d'usage d'opérer une distinction entre sources écrites et non écrites, les premières ayant été pendant longtemps utilisées exclusivement. L'histoire a connu une réflexion sur l'élargissement de la notion de sources19. Elles ne se limitent pas aux sources narratives c'est-à-dire à celles qui rendent compte directement de ce qui s'est passé (les chroniques médiévales ou un article de journal par exemple). L'historien bénéficie aussi d'un réservoir plus important: les sources documentaires. Celles-ci regroupent l'ensemble des documents dont le but premier n'était pas de renseigner sur l'histoire. Ainsi les rôles de la taille n'avaient pas d'intention historienne, mais peuvent nous permettre d'approcher la hiérarchie des fortunes sous l'Ancien Régime.
Cependant, ces traces, ces sources deviennent documents par une construction de l'historien et résultent d'une sélection et d'un questionnement particulier. Ainsi, Henri-Irénée Marrou propose la définition suivante pour le document historique: «Est un document toute source d'information dont l’esprit de l’historien sait tirer quelque chose pour la connaissance du passé humain, envisagé sous l’angle de la question qui lui a été posée.»
Avant de se lancer dans la lecture des sources, l'historien réfléchit sur les documents qui pourraient répondre à la question historique qu'il se pose. La question déterminera les sources. Antoine Prost, dans ses Douze leçons sur l'histoire parues en 1996, résume cette idée par une belle image: «L'historien ne lance pas son chalut au hasard, pour voir s'il prendra des poissons, et lesquels» L'éventail des sources à disposition ne cesse de croitre. Si, pendant longtemps, la recherche s'est appuyée sur les traces écrites, l'historien fait aujourd'hui feu de tout bois. Lucien Febvre écrivait: «L'histoire se fait avec des documents écrits, sans doute. Quand il y en a. Mais elle peut se faire, elle doit se faire sans documents écrits s'il n'en existe point. Avec tout ce que l'ingéniosité de l'historien peut lui permettre d'utiliser pour fabriquer son miel, à défaut des fleurs usuelles. Toute une part, et la plus passionnante sans doute de notre travail d'historien, ne consiste-elle pas dans un effort constant pour faire parler les choses muettes». Afin de comprendre l'évolution des paysages et des structures agraires, Marc Bloch a étudié les cadastres du XIXe siècle. De même, l'archéologie fournit des données inédites par rapport aux sources traditionnelles.
Critique des sources
Articles détaillé: L'Art de vérifier les dates, New Historicism, tournant linguistique, Critique interne, Critique radicale et Critique textuelle.
La pratique de l'histoire exige de conserver une attitude critique à l'égard des sources. C'est ce doute permanent qui fait l'une des spécificités de la pratique. Les premiers jalons de cette réflexion sont posés par l'école des moines mauristes et bollandistes au XVIIe siècle. Les historiens de l'école dite méthodique, Langlois et Seignobos reprennent ces «règles», qui concernent principalement les témoignages écrits. Ils distinguent ainsi deux opérations principales de la critique, la «critique interne» et «externe»:
Signature de Saint Eloy (Eligius), financier et ministre de Dagobert Ier; charte de la fondation de l'abbaye de Solignac; Jean Mabillon, De re diplomatica)
La critique externe porte sur les caractères matériels du document tels son papier, son encre, son écriture, les sceaux qui l'accompagnent. Elle interroge l'authenticité des sources. Ce type de critique nécessite des connaissances en paléographie, en sigillographie, en diplomatique et en épigraphie.
La critique interne repose elle sur la cohérence du texte
la «critique de provenance» qui interroge l'origine de la source. L'historien en tire des conclusions sur la sincérité et l'exactitude du témoignage. Le récit d'un historiographe officiel tend ainsi à magnifier le rôle et les qualités de son prince.
la «critique de portée» qui s'intéresse aux destinataires du texte. Un préfet peut, dans son rapport au Ministre de l'Intérieur, minimiser les troubles frappant son département de peur que son supérieur le prenne pour un incapable.
Un exemple de critique externe est qu'une lettre écrite sur papier, dite du XIIe siècle, est certainement fausse car on écrivait sur du parchemin à cette époque tandis que la critique interne démontre qu'une charte de Philippe Auguste datée au bas de 1225 est un faux car ce roi de France est mort en 1223.
La méthode critique se fonde également sur la comparaison des témoignages. Quand ils concordent, c'est l'un des signes de la véracité des faits. Par contre, quand un témoin est contredit par plusieurs autres, cela ne signifie pas automatiquement qu'il ment. Ces autres témoins s'appuient peut-être sur la même source erronée. Une fois les témoignages passés au crible de cet arsenal méthodique, l'historien s'attache à bien interpréter le sens du texte. L'historiographie anglo-saxonne a davantage poussé les historiens à se méfier des conclusions qu'on peut tirer de la lecture d'un texte.
C'est par la réflexion sur les sources que, depuis les années 1980, les sources visuelles se sont imposées à égalité avec les sources écrites. Utilisées par les spécialistes de l'Antiquité (Jean-Pierre Vernant) ou du Moyen Âge (Georges Duby), il a fallu des travaux pionniers comme ceux de Michel Vovelle avec la Révolution française ou Maurice Agulhon et Marianne pour que ces sources deviennent aussi légitimes que l'écrit. Aujourd'hui où il existe une accumulation et une conservation exponentielle de ces images, est apparue la nécessité de jeter les bases d'une histoire générale du visuel incluant l'art et ses spécificités (Laurent Gervereau)
Айтылым:
Faire une conversation avec votre camarade de groupe, en utilisant le texte. Travailler en paires. Changez vos rôles.
Жазылым:
Donnez votre essai sur l'historiographie, les méthodes historiques, domaines d'étude.
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Дүниежүзі тарихы
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Proposition infinitive [13,14]
2. Adjectif verbal [13,14]
Оқылым: Histoire du monde
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section «Notes et références». L'expression histoire du monde ne désigne pas l'histoire de la Terre mais l'histoire humaine, de l'apparition de l’Homo sapiens à nos jours.
La période historique est divisée en 5 grandes époques:
La Préhistoire qui débute avec l’apparition de l’Homme aux environs de 2.5 millions d’années et finit avec l’invention de l’Ecriture aux environs du milieu du IVème millénaire (-3500). La Préhistoire : c'est la plus longue et la plus ancienne période de l'histoire des hommes, avant l'invention de l'écriture, il y a 3 300 ans. Elle débute avec nos ancêtres, les premiers hominidés découverts en Afrique centrale (Toumaï) et de l'Est (Lucy). Elle est traditionnellement divisée en deux sous-périodes:
-le paléolithique (ou âge de la pierre taillée) : elle dure des centaines de milliers d'années, au cours desquelles l'homme invente le feu, des sépultures pour ses semblables, la navigation au long cours, perfectionne ses techniques et ses instruments de chasse et de pêche. L'homme est un prédateur nomade qui tire ses ressources du milieu;
-le néolithique (ou âge de la pierre polie): cette période commence avec la maîtrise de l'agriculture et de l'élevage, entraînant la sédentarisation des communautés, à partir de 8 000 ans avant J.C. en Palestine. L'homme devient producteur de ses propres ressources. L’Antiquité qui débute avec l’apparition de l’Ecriture aux environs du milieu du IVème millénaire (-3500) et se termine à la chute de Rome à la fin du Vème siècle (476). L'Antiquité: cette période débute avec l'invention de l'écriture et s'achève avec la chute de l'Empire romain d'Occident en 476. Elle concerne, dans les programmes de l'école, la Gaule celtique (Vercingétorix), puis la Gaule romaine (jusqu'à l'avènement de Clovis).
Le Moyen-âge qui débute à la chute de l’Empire Romain à la fin du Vème siècleet finit lors de la prise de Grenade par les catholiques sur les musulmans (fin de la Reconquista) et la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492. Le Moyen-Age: c'est la plus longue des périodes historiques. Mille ans de Clovis à la découverte de l'Amérique en 1492. Trois dynasties - mérovingienne (celle de Clovis), carolingienne (celle de Charlemagne) et capétienne (à partir d'Hugues Capet) - marquent l'histoire politique du royaume, longtemps dépendant des luttes féodales. Peu à peu, l'État royal émerge de la féodalité, à partir d'une capitale - Paris - d'une langue -le français - et d'un système socio-économique fondé sur l'exploitation paysanne et l'impôt. Malgré les déboires de la Guerre de Cent Ans, le royaume de France est l'un des plus puissants en Europe à la fin du XV siècle (règne de Louis XI).
Les Temps Modernes qui commencent lors de la prise de Grenade par les catholiques sur les musulmans (fin de la Reconquista) et la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492 et se terminent à la Révolution Française en 1789. L'époque moderne: appelée dans certains manuels "le temps des rois", elle couvre les XVI°, XVII° et XVIII° siècles. L'époque moderne se caractérise par les Grandes Découvertes (celle de l'Amérique en 1492), la Renaissance (italienne et flamande) et les guerres de religion (naissance du protestantisme). La monarchie française devient absolue (règne de Louis XIV), avant d'être contestée au Siècle des Lumières (Voltaire, Montesquieu, Rousseau au XVIII) et abattue lors de la Révolution, dont les principes et les conquêtes sont étendus à toute l'Europe par Napoléon Bonaparte.
L’Epoque Contemporaine qui débute avec la Révolution Française en 1789 et se poursuit de nos jours en 2008. L'époque contemporaine: ce sont les deux siècles qui nous séparent de la Révolution et de l'Empire napoléonien. Le XIX est caractérisé par la difficile naissance de la République démocratique et par des bouleversements socio-économiques considérables (émergence de l'ouvrier d'usine, des quartiers, des loisirs et de l'école populaires, du socialisme et du communisme). Le XX siècle est marqué par des progrès techniques et scientifiques qui prolongent ceux du XIX, jusque dans la mort industrielle des deux Guerres mondiales.
Айтылым:
Faire une conversation avec votre camarade de groupe, en utilisant le texte. Travailler en paires. Changez vos rôles.
Жазылым:
Écrire sur des périodes de l'histoire mondiale
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Дүниежүзі тарихы
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Proposition infinitive [13,14]
Оқылым: Antiquité
L'Antiquité est la première des époques de l'Histoire. C'est par le développement ou l'adoption de l'écriture que l'Antiquité succède à la Préhistoire. Certaines civilisations de ces périodes-charnières n'avaient pas d'écriture, mais sont mentionnées dans les écrits d'autres civilisations: on les place dans la Protohistoire. Le passage de la Préhistoire à l'Antiquité s'est donc produit à différentes périodes pour les différents peuples.
De la même manière, l'Antiquité précède soit le Moyen Âge soit l'Époque moderne, selon la civilisation, et se termine à différentes dates pour différentes régions du monde.
Son nom dérive du latin antiquus signifiant antérieur, ancien.
En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la mer Méditerranée et au Moyen-Orient, après la Préhistoire, et avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité y commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000 avant J.C.) avec l'invention de l'écriture en Mésopotamie et en Égypte, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation. La déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique. Dans une approche eurocentriste, l'Antiquité est souvent réduite à l'Antiquité gréco-romaine dite Antiquité classique.
Dans les Amériques, l'Antiquité est associée aux civilisations précolombiennes, si bien qu'elle commence vers 1200 avant notre ère avec l'invention du système d'écriture pictogrammes-idéogrammes par les Olmèques1 et s'achève au début du XVIe siècle avec l'arrivée des Européens, donc suivie directement par l'Époque moderne (pas de Moyen Âge).
En Asie, la période se termine à peu près vers l'an -200, avec la Dynastie Qin qui inaugure la période impériale en Chine et le début de la dynastie Chola en Inde.
La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne, celle qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.
L'événement majeur constitué par la chute de l'Empire romain d'Occident en 476 a contribué à structurer la chronologie des grandes périodes historiques, selon le schéma suivant :
Antiquité: permanence des valeurs gréco-romaines, l'Empire romain ayant assimilé la culture grecque;
Toutefois, ce schéma pose quelques difficultés:
La permanence des grands traits de l'Antiquité tardive — civilisation du Bas Empire romain et poursuite de l'Empire romain en Orient (Byzance) — au-delà de l'évènement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule : pour cette raison, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au Xe siècle;
La redécouverte et la traduction de nombreux ouvrages scientifiques et philosophiques, non seulement grecs, mais également arabo-musulmans, au cours du XIIe siècle, bien avant que la chute de Constantinople ne conduise les lettrés chrétiens de cette ville à fuir la ville en emportant des manuscrits d'ouvrages de l'Antiquité grecque; ce fait historique a été mis en évidence dès 1927 par l'historien américain Charles H. Haskins dans un ouvrage qui provoqua une vive polémique, The Renaissance of the Twelfth Century. Il est néanmoins admis aujourd'hui par la communauté des médiévistes qu'une renaissance a bien eu lieu au XIIe siècle. Les médiévistes sont allés plus loin et ont découvert que les ouvrages des auteurs latins avaient souvent été conservés durant la renaissance carolingienne, et que les bibliothèques ont été réorganisées pendant la «renaissance ottonienne». Ces mises au point conduisent à parler de «renaissances médiévales», qui auraient eu lieu avant la chute de Constantinople.
En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2700 et -1200. Cette dernière inventa l'écriture linéaire A, puis un dérivé, le linéaire B, premières formes d'écriture attestées sur le continent qui servaient à écrire une forme archaïque du grec ancien. Plus tard, les écritures dérivées de l'alphabet grec (inspiré de l'alphabet phénicien) s'imposent sur la totalité du continent (alphabets étrusque, latin, arménien, cyrillique et glagolitique, gotique, etc.).
La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante: le Moyen Âge.
L'écriture hiéroglyphique est attestée dès la fin du IVe millénaire av. J.‑C.
La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève:
D'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en -343, et l'Antiquité égyptienne se confond alors avec celle du monde hellénistique;
D'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV Césarion en -30 et l'Antiquité égyptienne se confond alors avec celle du monde romain ;
D'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535.
Chine/Japon. L'Antiquité se termine vers l'an -200 en Chine et en Inde, avec respectivement la Dynastie Qin qui inaugure la période impériale en Chine et le début de la dynastie Chola. Elle débute beaucoup plus tard au Japon : en 250 avec la période Yamato, qui est suivie en 710 par l'époque de Nara. L'Antiquité japonaise se termine en 1185 avec la fin de l'époque de Heian.
Mésopotamie. La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer en Mésopotamie. Vers -3400, elle développa l'écriture dite cunéiforme, dont les pictogrammes prenaient des formes pointues, à cause de la forme biseautée du calame avec lequel ils étaient tracés.
Les trois âges principaux sous l'Antiquité.
L'âge du cuivre, qui débute vers 3800 avant J.-C., se répand dans toute la zone indo-européenne à partir de -3500 et jusque vers -2500;
Vers -2500 débute l'âge du bronze;
Vers 1200 avant J.-C. : Débute l’âge du fer.
Les trois premières grandes civilisations. Vers 3300 avant J.-C.: la civilisation sumérienne de Mésopotamie (actuelle Irak) invente l’écriture cunéiforme (cités-États d'Ur, Uruk…). Le premier empire de la région, l'Empire akkadien, fondé vers 2345 avant J.-C., ne dura qu'un siècle.
Vers 3100 avant J.-C.: unification de l’Égypte par Narmer (Mani), un suivant de Horus, n'oublions pas non plus les Rois Scorpions qui ont précédé Narmer durant 300 ans. L'écriture est hiéroglyphique, elle est inventée vers 3400 avant J.-C. La civilisation égyptienne antique Kemet est née très largement avant les autres car la découverte du lever héliaque de Sepedet (Sirius, Sothis) et toute l'organisation étatique qu'elle exige, vers 4332 avant J.-C., montre bien l'antériorité de la civilisation égyptienne ancienne Kemet.
Vers 2500 avant J.-C.: Apogée de la civilisation de l’Indus (villes de Mohenjo-Daro et d'Harappa). Leur écriture n'est pas encore déchiffrée.
Liste de dates importantes
-4000 à -3000 première civilisation en Égypte et en Mésopotamie.
Vers -3300 : Début de l'écriture par les mésopotamiens
De -2800 à -2200 Ancien Empire Egyptien4.
Vers 2205 avant J.-C.: Avènement de Yu le Grand en Chine.
Vers 2065/1786 avant J.-C.: Moyen Empire égyptien.
Vers 2000 avant J.-C.: Invasions indo-européennes.
Vers 1792/1750 avant J.-C.: Règne d'Hammourabi en Mésopotamie.
Vers 1650 avant J.-C. : Fondation de l’Empire hittite.
Vers 1570/1085 avant J.-C.: Nouvel Empire égyptien.
Vers 1450 avant J.-C.: Occupation de la Crète par les Mycéniens.
De -1300 à -1250 exode des Hébreux vers la Palestine, règne de Ramsès II, guerre de Troie, temples de Karnak à Louxor4.
Vers 1230/1190 avant J.-C.: Invasions des Peuples de la mer.
Vers 1150 avant J.-C. : Destruction de Mycènes par les Doriens.
814 avant J.-C.: Fondation de Carthage (actuelle baie de Tunis).
-800 naissance des cités grecques4.
776 avant J.-C.: Création des Jeux olympiques en Grèce, temples grecques en pierre.
753 avant J.-C.: Fondation de Rome.
722/721 avant J.-C.: Prise de Samarie par les Assyriens.
664/663 avant J.-C.: Destruction de Thèbes par les Assyriens.
660 avant J.-C.: Avènement de Jimmu au Japon.
612 avant J.-C.: Prise de Ninive par les Mèdes et les Babyloniens.
-600 à -500 empire perse4.
587/586 avant J.-C.: Destruction du temple de Jérusalem par les Babyloniens.
563/483 avant J.-C.: Vie du Bouddha.
551/479 avant J.-C.: Vie de Confucius.
539 avant J.-C.: Prise de Babylone par les Perses.
510/507 avant J.-C.: Chute de la tyrannie et instauration de la démocratie à Athènes.
509 avant J.-C.: Chute de la royauté et instauration de la république à Rome.
499/478 avant J.-C.: Guerres médiques entre la Grèce et l'empire perse.
470/399 avant J.-C.: Vie de Socrate.
461/429 avant J.-C.: Périclès domine la vie politique athénienne.
431/404 avant J.-C.: Guerre du Péloponnèse entre Athènes et Sparte.
390 avant J.-C.: Prise de Rome par les Gaulois5.
338 avant J.-C.: Victoire de Philippe II de Macédoine sur les Athéniens et les Thébains à Chéronée.
336/323 avant J.-C. : Règne d’Alexandre le Grand.
-332 à -323 conquêtes d'Alexandre le Grand4.
321 avant J.-C.: Avènement de Chandragupta Maurya (Chandragoupta) en Inde, formation des royaumes hellénistiques4.
264/146 avant J.-C.: Guerres puniques, début de la conquête romaine4.
221 avant J.-C.: Avènement de Qin Shi Huang (Che Houang-Ti) en Chine.
146 avant J.-C.: Destruction de Carthage et de Corinthe par les Romains.
113/101 avant J.-C.: Invasion des Cimbres et des Teutons (repoussés par Marius (consul romain)).
82/79 avant J.-C.: Dictature de Sylla à Rome.
-88 début des troubles civils à Rome4.
63 avant J.-C.: Prise de Jérusalem par Pompée.
58/51 avant J.-C.: Guerre des Gaules.
44 avant J.-C.: Assassinat de Caius Julius Caesar IV dit Jules César.
31/30 avant J.-C.: Bataille d’Actium et conquête de l’Égypte par Octave.
27 avant J.-C.: Octave devient le premier empereur romain sous le nom d’Auguste.
30 après J.-C.: Crucifixion de Jésus de Nazareth à Jérusalem.
64 après J.-C.: Début de la persécution des chrétiens à Rome (sous le règne de Néron).
70 après J.-C.: Début de la Diaspora juive (dispersion du peuple juif) à la suite de la destruction du temple de Jérusalem par les Romains.
96/192 après J.-C.: Apogée de l'Empire romain sous la dynastie des Antonins (Rome).
211/212 après J.-C.: Édit de Caracalla accordant la citoyenneté romaine aux habitants libres de l’Empire.
293 après J.-C.: Réorganisation de l'Empire romain par Dioclétien (instauration de la tétrarchie).
301 après J.-C.: Conversion de l'Arménie au christianisme (Histoire de l'Arménie).
313 après J.-C.: Édit de Milan (voir Édit de Constantin) établissant la liberté de culte dans l'Empire romain.
325 après J.-C.: Premier concile de Nicée, définition du principe de la Trinité chrétienne.
Vers 330 après J.-C.: Conversion de l'Éthiopie au christianisme (Histoire de l'Éthiopie).
380 après J.-C.: Édit de Thessalonique faisant du christianisme la religion officielle de l’Empire romain.
395 après J.-C.: Mort de Théodose. Séparation définitive entre l'Empire romain d’Occident (Chronologie de l'empire romain d'Occident) et l'Empire romain d'Orient (byzantin).
406 après J.-C.: Début des grandes invasions germaniques (Grandes invasions).
410 après J.-C.: Sac de Rome par les Wisigoths.
434/453 après J.-C.: Règne d'Attila.
455 après J.-C.: Sac de Rome par les Vandales.
476 après J.-C.: Le dernier empereur romain d'Occident (Romulus Augustule) est déposé par les Barbares.
Айтылым:
Faire une conversation avec votre camarade de groupe, en utilisant le texte. Travailler en paires. Changez vos rôles.
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Дүниежүзі тарихы
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Proposition infinitive [13,14]
Оқылым:
Le Moyen Âge est une période de l'histoire européenne, s'étendant du Ve siècle au XVe siècle, qui débuta avec l'effondrement de l'Empire romain d'Occident et se termina par la Renaissance et les Grandes découvertes. Située entre l'Antiquité et l'époque moderne, la période est subdivisée entre le haut Moyen Âge (VIe ‑ Xe siècle), le Moyen Âge central (XIe ‑ XIIIe siècle) et le Moyen Âge tardif (XIVe ‑ XVe siècle). . Moyen Âge. On situe généralement le début du Moyen Âge au moment de la chute de l'Empire romain (476). La fin du Moyen Âge peut être datée à la prise de Constantinople par les Turcs (1453). En France, c'est la fin de la guerre de Cent Ans ainsi que la mort de Louis XI. En Espagne, on assiste à la fin de la reconquête de la péninsule par les Espagnols après mille ans de domination musulmane. Le Moyen Âge est la période de l'histoire européenne qui s'étend de la fin de l'Empire romain (au Ve siècle) au début de la Renaissance (à la fin du XVe siècle) .
L'hommage vassalique crée les liens de fidélité
La cathédrale gothique de Ségovie en Castille (Espagne)
Au IXe siècle, les invasions vikings désorganisent la société. Le pouvoir royal, trop affaibli, ne peut pas protéger correctement les populations. Celles-ci se mettent alors sous la protection d'un seigneur. En échange, elles travaillent pour lui, lui payent des impôts et lui donnent une partie de leurs récoltes. Se met alors en place une société hiérarchisée entre les possesseurs de la terre (alors l'essentielle de la richesse) et ceux qui la travaillent. Les hommes sont liés entre eux par des liens de fidélités consentis plus ou moins librement. À partir du XIe siècle le développement des villes permet à un nouveau groupe (les bourgeois artisans et commerçants et personnels judiciaires et administratifs) de prendre de l'importance mais parallèlement les ouvriers de l'artisanat deviennent plus nombreux.
La société est chrétienne et est organisée en Europe occidentale par l'Église catholique, tandis qu'en Europe orientale, après le schisme de 1054, ce sont les églises orthodoxes qui encadrent la population. En Europe occidentale la papauté tente d'imposer sa suprématie sur les souverains qui résistent. La chrétienté affronte également l'Islam aussi bien au Proche-Orient pendant les Croisades, que dans la péninsule ibérique avec la Reconquista. À partir du XVe siècle la chrétienté doit faire face à l'avancée conquérante des Turcs Ottomans en Europe balkanique et centrale.
La vie intellectuelle et artistique, affaiblie par les invasions germaniques du Ve siècle, recommence avec la renaissance carolingienne au IXe siècle. La transmission des connaissances, très contrôlée par l'Église catholique, reprend dans les monastères puis dans les universités. Après l'art carolingien se développe l'art roman puis l'art gothique qui couvrent l'Europe de monuments témoignant de la foi de la population.
La tentative d'unification politique de l'Europe par les Carolingiens échoue après la dislocation de l'empire franc en 843. Tandis que dans les pays germaniques subsiste le Saint-Empire romain germanique, plus à l'ouest, des pays très individualisé naissent progressivement comme la France et l'Angleterre. Pour des questions dynastiques des royaumes vont s'affronter pendant plusieurs siècles. Tout en se libérant de la domination musulmane, les différents royaume espagnols progressent lentement vers l'unification le la péninsule ibérique. En France le pouvoir royal s'affirme face au grands seigneurs mais en Angleterre il doit céder devant la révolte des seigneurs et des propriétaires.
l'article ci-dessous ne concerne que la période qui s'étend de la fin du Xe siècle à la fin du XVe siècle. Pour les périodes plus anciennes voir l'Europe mérovingienne et l' Europe carolingienne. L'économie européenne de la fin du Xe siècle à la fin du XVe siècle.
Pendant ces cinq siècles l'économie reste essentiellement liée à la production agricole. Pratiquement exclusive au Xe siècle, l'agriculture connait des changement importants à partir du XIIe siècle. Le XIVe siècle est une période de grandes difficultés en Europe, l'agriculture recule mais elle reste prépondérante au XVe siècle.
L'artisanat est embryonnaire dans les villes vers l'an mil. Mais l'essor urbain qui démarre au XIIe siècle le développe. Parallèlement le grand commerce reprend à travers l'Europe continentale et le monde méditerranéen. De riches négociants l'organisent. La société européenne de la fin du Xe siècle à la fin du XVe siècle
La société est organisée en ordres:ceux qui travaillent (labradores), ceux qui combattent (bellatores) et ceux qui prient (oratores). Les travailleurs (paysans à la campagne et artisans dans les villes) représentent plus de 90% de la population europénne. Au Xe siècle ils sont soumis à l'autorité des guerriers (les seigneurs). Progressivement, soit par rachat, soit par la force, ils obtiennent des liberté (celle de la liberté de mouvement pour les paysans et celle de s'organiser pour les citadins). Le monde paysans devient plus inégal, la plus grande partie vit difficilement au jour le jour, mais un infime minorité (les laboureurs) parvient à émerger et à jouer un rôle important dans les campagnes. Les guerriers (la noblesse d'arme) qui prélèvent des impôts sur la production et la personne des paysans, sont mis en difficultés par les interminables conflits des XIVe siècle et XVe siècle. Une nouvelle noblesse, formée des administrateurs du royaume, apparait à partir du XVe siècle.
La religion en Europe de la fin du Xe siècle à la fin du XVe siècle. Au Moyen Âge, les Européens sont tous croyants. Pour la plus grande partie ils sont chrétiens mais divisés depuis le schisme de 1054 entre catholiques à l'ouest , au centre et au sud de l'Europe, et orthodoxes à l'est et au sud-est. Dans la péninsule ibérique l'islam est en recul constant mais se maintient jusqu'en 1492 dans le royaume de Grenade. Les juifs disséminés à travers l'Europe sont victimes de discriminations et de persécutions périodiques.
Les chrétiens recherchent avant tout là sauver (le salut ) de l'âme, et redoutent le Jugement dernier qui conduira certains aux tourments éternels de l'Enfer et d'autres au bonheur éternel du Paradis. Pour cela, dans la conduite de leur éphémère vie terrestre, ils s'en remettent aux recommandations des Églises qui sont relayées localement par les prêtres ou les popes. Ces religieux sont des intermédiaires obligés pour une population qui ne sait ni lire, ni écrire (sauf pour une minorité réduite) et qui ne peut d'elle même avoir accès aux livres sacrés.
Les Églises se chargent de l'éducation, même rudimentaire, de la population. Elles sont les seules à venir en aide aux malades et aux pauvres. L'Église catholique impose la Paix de Dieu pour réduire les dégâts liés à la guerre entre les seigneurs.
Les Églises et en particulier l'Église catholique disposent d'une organisation particulière. Elle perçoit le casuel et l'impôt de la dîme due par les fidèles. Elle gère des biens importants qui lui ont été donnés par les mourants. Les membres du clergé relèvent de tribunaux spéciaux et il y a des tribunaux religieux pour les affaires concernant les particuliers mais relevant de la religion.
La richesse des abbayes bénédictines et l'abandon de la rigueur de la vie monastique conduisent à la naissance de nouveaux ordres de moines comme les cisterciens, les franciscains ou les dominicains qui préconisent le retour au travail, à la pauvreté, voire à la mendicité et à l'évangélisation.
L'Église catholique tient une place importante dans la société. Par l'interdit et l'excommunication elle impose certaines règles de comportement aux puissants. A la fin du XIe siècle} le pape Grégoire VII a réussi à libérer la nomination des évêques de l'empereur germanique. Au début du XIIIe siècle, le pape Innocent III affirme la supériorité du pape sur les souverains européens qu'il se dit autorisé à déposer. Cependant la papauté connait des crises. Le pape Boniface VIII se heurte violemment au roi de France Philippe le Bel. Au XIVe siècle le séjour de la papauté à Avignon trouble les fidèles. Après le retour des papes à Rome, en 1377, l'Europe catholique se divise dans le Grand schisme d'Occident période pendant laquelle il y a deux, voire trois papes simultanés.
Les efforts de réforme de l'Église catholique échouent au Concile de Constance (1414-1418). Des croyants proposent de nouvelles voies pour la pratique religieuses comme John Wyklif en Angleterre ou Jan Huss en Bohême (qui sera exécuté pour ce motif). L'inquiétude grandissante sur le salut pousse certains catholiques a mettre en doute la validité de leurs croyances et pratiques religieuses, en particulier le recours massifs aux Œuvres, au culte des saints et aux manifestations spectaculaires de pénitences. Cela aboutit au début du XVIe siècle à la naissance des Églises luthérienne et calviniste qui se séparent de Rome.
Айтылым:
Faire une conversation avec votre camarade de groupe, en utilisant le texte. Travailler en paires. Changez vos rôles.
Жазылым:
Écrire au sujet de l'histoire du Moyen Age
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Дүниежүзі тарихы
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Proposition infinitive [13,14]
Оқылым: Epoque moderne. Les Grandes Découvertes
Les principales périodes de l'Epoque moderne
L'Espagne, le Portugal, la France, les Pays-Bas et l'Angleterre forment des puissances économiques, maritimes et militaires qui recouvrent le globe. Colomb découvre l'Amérique en 1492. Le commerce maritime se déploie, les échanges entre l'Europe, l'Asie et l'Amérique se multiplient. Dès les années 1500, les Européens partent à la conquête du monde à la recherche de nouvelles voies maritimes (Colomb, Vespucci, Magellan).
La Renaissance
Aux 15e et 16e , un puissant élan intellectuel s'étend à toute l'Europe. Des savants remettent en question les idées et les croyances traditionnelles (Copernic, Galilée, Léonard de Vinci, Erasme, etc). Gutenberg met au point l'imprimerie (1450). La Renaissance qui débute en Italie s'étend en Europe, ce renouveau artistique coïncide avec une reprise économique.
La Réforme et les guerres de religion
Martin Luther et Jean Calvin créent la Réforme au début du 16e . En quelques années, l'Europe du Nord devient protestante, tandis que l'Europe du Sud reste catholique. Des guerres de religions meurtrières diviseront la France ( Saint-Barthélemy), puis l'Europe. Entre 1562 et 1598, les guerres de Religion ensanglantèrent la plupart des provinces du royaume français; elles constituent l'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire de France.
L'Empire ottoman
L'Empire ottoman s'étend de la Méditerranée aux rives de la mer Noire. Sa civilisation, expression d'un équilibre subtil entre différentes religions et cultures, est alors l'une des plus importantes au monde. Cependant, après le règne de Soliman le Magnifique, l'Empire, en butte à des difficultés intérieures, s'affaiblit et pose à la diplomatie européenne la «question d'Orient».
L'Afrique et ses royaumes
Plusieurs grands royaumes africains jalonnent l'histoire du continent noir. Si les origines lointaines de ceux-ci sont encore mal connues, notamment pendant l'Antiquité, ils émergent de l'histoire telle que les Occidentaux la conçoivent avec l'intense trafic d'esclaves vers la côte orientale de l'Afrique, que les marchands arabes organisent dès le haut Moyen Age.
Les monarques absolus
Des souverains européens se réclamant de "la philosophie des lumières" s'efforcent de mieux organiser leurs etats et d'améliorer le sort de leurs peuples. Louis XIV en France, Charles I au Royaume-Uni, Pierre le Grand en Russie, Frédéric II en Prusse et Joseph II en Autriche. En Asie, c'est les Qing (dynastie mandchoue en Chine) et l'ère des Tokugawa au Japon.
Les Lumières
Le siècle des Lumières est, en Europe, une période de grand essor scientifique et d'épanouissement de la raison critique. Les philosophes français, comme Rousseau, Diderot et Voltaire, énoncent des principes généreux sur le droit naturel, l'égalité entre les hommes, et disent la nécessité d'améliorer la société, de libérer les opprimés, d'instruire les pauvres.
Les Révolutions anglaises et française
Révolution modèle, les Révolutions anglaises ne se sont cependant pas faites sans heurts: de 1642 à 1660, les îles Britanniques ont été soumises à un déferlement de violence, ponctué d'idées utopiques où le sectarisme le disputa à l'inspiration, où la générosité sociale des «partageux» se heurta à la défense de la propriété. Entre 1789 et 1799, la France a connu un bouleversement dont les conséquences et la mémoire ne cessent d'influer sur le quotidien du XXe siècle: la Révolution française a proclamé les droits de l'homme, institué l'égalité civique et le système métrique, créé les départements, supprimé - un temps - l'esclavage, donné au pays un panthéon de héros et de martyrs.
Napoléon I
Napoléon Bonaparte (1769-1821) remporte de brillantes victoires, réorganise l'administration et cherche à dominer l'Europe. Il est vaincu à Waterloo en 1815, une nouvelle carte de l'Europe se dessine.
Айтылым:
Parler de la nouvelle période.
Жазылым:
Écrire au sujet de la nouvelle période.
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Дүниежүзі тарихы
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Adjectif verbal [13,14]
Оқылым: Époque contemporaine
L'époque contemporaine débute en 1789 et se poursuit jusqu'à nos jours. Quelques historiensfont finir l'époque moderne en 1895 (invention du cinématographe) ou en 1896 (rénovation des Jeux olympiques), la période suivante et actuelle étant l'ère ou «l'époque de communication, spectacles et sports». Mais ceci peut être contesté, la première moitié du XXe siècle étant l'aboutissement des idéologies et des nationalismes nés aux XVIIIe et XIXe siècles, les idéologies se radicalisant au XXe siècle et utilisant les médias, spectacles et sports. C'est aussi à l'époque contemporaine que se produit un accroissement démographique sans précédent dans l'histoire de l'humanité.
Fin de l'Ancien Régime, empires coloniaux et industrialisation
La période contemporaine débute sur le plan politique et pour la France avec les conséquences de la Révolution française ou, selon les Historiens, avec le premier Empire français. Elle est marquée par la fin de l'Ancien Régime: aux monarchies absolues vont succéder les tentatives impériales et la tentative de monarchie constitutionnelle (la Restauration). Néanmoins, la révolution de 1848 et l'éphémère Commune de Paris montrent l'aspiration du peuple à un régime différent. C'est vers la fin du XIXe siècle, avec la troisième République née de la défaite de Sedan et de la perte de l'Alsace et de la Moselle, mais aussi de la répression à l'encontre des communards, déportés au bagne, que la République s'installe durablement dans les consciences. Mais, sur le plan socio-économique, l'époque contemporaine est avant tout fille de la deuxième Révolution industrielle : la domination sans partage de l'Empire britannique sur le monde, favorisée au début de la période par la disparition précoce du rival français avec le premier Empire, résulte elle-même de cette révolution et achève le processus de compétition engagé entre les deux puissances au XVIIe siècle.
Ainsi, en 1880, le Royaume-Uni assure à lui seul les deux tiers de la production industrielle mondiale. Il est bientôt rejoint par les autres nations européennes : c'est la naissance des sociétés industrielles modernes.Néanmoins, la rivalité entre ces nations n'est pas finie : concernant la France et le Royaume-Uni, elle se poursuit à travers l'aventure coloniale. Celle-ci amène les Français à s'emparer de la majeure partie de l'Afrique occidentale et du Maghreb, principalement après le premier tiers du XIXe siècle, alors que les Britanniques sont maîtres de la majeure partie de l'Asie, notamment de l'Inde, et du Proche-Orient.
C'est à cette période que le monde entier s'«européanise», contre son gré, pour près d'un siècle: ainsi en va-t-il de la Côte d'Ivoire, achetée quelques barils de poudre et dizaines de fusils sous Louis-Philippe. Les empires non-européens, tels l'Empire ottoman ou plus tard la Chine (l'Empire du Milieu), sont incapables de s'adapter et disparaissent durant la première moitié du XXe siècle. Quel contraste alors avec le Japon, qui s'ouvre au monde occidental dès 1868 et devient une puissance importante, victorieux sur mer contre la Russie tsariste en 1905.
États modernes, sociétés industrielles et idéologies
L'Europe, elle, est marquée au XIXe siècle par la naissance des «États modernes» (à ne pas confondre avec les États de l'époque moderne), naissance qui traduit les mutations techniques, économiques et sociales importantes de la deuxième révolution industrielle. L'unité de l'Italie (1870), puis de l'Allemagne (1871) sont suivies, plus tard en raison des résistances du pouvoir à la modernité, par la révolution d'Octobre en Russie (1917).
Aux inégalités de l'Ancien Régime succèdent de nouvelles, fondées sur le capital. Les changements économiques, surtout, ont amené des couches sociales urbaines prospères à vouloir participer au pouvoir. Mais à côté d'elles, un prolétariat ouvrier qui est lui aussi – fait nouveau – urbain, se développe. L'action sociale est d'abord le fait de certains patrons, soucieux du bien-être de leurs ouvriers: ce sont les racines de la « démocratie chrétienne » européenne. Dans l'ensemble, le progrès social est important mais en deçà des espérances du peuple. C'est surtout l'essor du syndicalisme qui permet à ce dernier d'atténuer les difficultés de l'existence.
L'ouverture politique vers le peuple est quant à elle longue à venir : c'est, en France, l'histoire de la conquête du suffrage universel. En France, également, naît l'idée de la séparation de l'Église et de l'État, consommée au début du XXe siècle et celle d'une société laïque, qui libèreraient l'individu d'une partie du poids de la société.
De nouvelles idées, également, portent les espoirs ou les frustrations des populations. Alors que les grandes idéologies du XXe siècle – Capitalisme, Marxisme, Anarchisme même – sont définies et constituent des mouvements, les frontières des États européens se déplacent pour trouver leur forme actuelle. Ceci implique le plus souvent la guerre, justifiée par les nationalismes et plus meurtrière qu'elle ne l'avait jamais été: cette tendance trouve son aboutissement avec les guerres mondiales au XXe siècle.
Guerres mondiales et totalitarismes
Au XXe siècle, à la Première Guerre mondiale déclenchée par l'Autriche-Hongrie à la suite de l'attentat de Sarajevo, succède rapidement la Seconde Guerre mondiale née des conséquences de la crise économique de 1929 en Allemagne et de l'amertume suscitée par les exigences du traité de Versailles. Ces conflits bouleversent le monde entier et achèvent d'épuiser l'Europe qui perd sa domination au profit des États-Unis et de l'Union soviétique.
La période est aussi marquée par les grands totalitarismes de tout bord: le fascisme italien des années 1930, le franquisme en Espagne, le stalinisme en Union soviétique, ou encore le maccarthisme aux États-Unis pendant les années 1950. Paroxysme des régimes « inhumanisés», le national - socialisme qui triomphe en Allemagne avec l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir en 1933, qui élabore et met en pratique la première doctrine d'élimination systématique de populations avec la Shoah. Celle-ci a comme conséquences directes l'exode des juifs hors d'Europe et, après la Seconde guerre, la création de l'État d'Israël.
Les progrès techniques nourrissent les conflits et s'accélèrent avec eux : l'armement moderne s'appuie sur les chars et bientôt, sur la domination du ciel. Les premières armes chimiques, employées par les États majors français et allemand en 1914-1918 sont les gaz. La bombe nucléaire, mise au point pendant la Seconde Guerre mondiale et expliquée par la théorie de la relativité d'Albert Einstein, constitue la première arme de destruction massive à même de rendre toute vie impossible sur la planète.
La Première Guerre mondiale
La Première Guerre mondiale est un conflit qui opposera principalement la France et l'Allemagne. Cette guerre dura 4 ans (de 1914 à 1918). On surnomma cette 1er Guerre mondiale «La grande guerre» ou «La der des ders». Ce conflit armé mobilisa plus de 60 millions de soldats et fit entre 10 et 15 millions de victimes.
L'entre-deux-guerres. | En Europe, les idéologies extrémistes gagnent du terrain dans plusieurs pays. Le dictateur fasciste italien Benito Mussolini accède au pouvoir en 1922. En Allemagne, Adolf Hitler est nommé chancelier en 1933. La guerre civile fait rage en Espagne et en 1939, Francisco Franco, un troisième dictateur fasciste, dirige le pays.
La crise économique de 1929 affecte le monde entier.
La Seconde Guerre mondiale
En 1939, la coalition franco-britannique, opposée aux ambitions d’Hitler, affronte l’Allemagne Nazie dans une guerre qui s’étend bientôt. En effet, l’Union soviétique et les États-Unis s’impliquent dans le conflit en 1941, à la suite de l’invasion de l’URSS (opération Barbarossa) rompant le pacte germano-soviétique pour les premiers, et l’assaut livré par l’aviation japonaise contre la flotte Pacifique américaine (attaque de Pearl Harbor) pour les seconds.
La Seconde Guerre mondiale oppose les Alliés (États-Unis, Royaume-Uni, Canada et Commonwealth, Union soviétique...) à l’Axe (Allemagne, Japon...). Elle s’achève en 1945, d’abord en Europe après la victoire soviétique à la bataille de Berlin et le suicide d’Hitler, puis définitivement avec la capitulation du Japon à la suite aux bombardements nucléaires américains sur Hiroshima et Nagasaki. Le monde se voit alors pourvu d’un équilibre nouveau, dominé par les États-Unis et l’Union soviétique.
Entre 50 et 70 millions de personnes meurent dans ce conflit.
Guerre froide, émancipation du Tiers-monde, et naissance de l'Europe. Dans le même temps que prend fin la domination européenne sur le monde avec l'émergence des mouvements indépendantistes au sein des territoires colonisés, les États-Unis et l'Union soviétique se trouvent face à face à en 1945 (conférence de Potsdam) et s'engagent dans un conflit idéologique qui divisera le monde en deux «blocs» antagonistes pendant près d'un demi-siècle: la Guerre froide.
La doctrine des blocs et la construction européenne
Le discours de Fulton aux États-Unis et la mise en place du bloc de l'Est ainsi que le rapport Jdanov du côté soviétique mettent en place la doctrine des blocs qui divise le monde en deux camps – opposant le « monde libre » pro-américain et le « bloc communiste » pro-soviétique, séparés l'un de l'autre par le «rideau de fer». L'Ouest s'organise militairement avec le Traité de l'Atlantique Nord, auquel l'Est répond rapidement par le Pacte de Varsovie. Les deux blocs sont engagés dans la «Guerre froide»; livrés à une course aux armements jusqu'à atteindre l'équilibre de la terreur, ils font prévaloir la dissuasion nucléaire et les conflits indirects, par États interposés.
Parallèlement, l'Europe occidentale, sous la protection des Américano-britanniques, innove avec la première tentative politique de rapprochement entre des États rivaux pour asseoir la paix. C'est la naissance de l'Union européenne, qui est le fait de la France, de l'Italie et de l'Allemagne de l'Ouest avec la CECA, à l'initiative des démocrates-chrétiens.
La décolonisation et l'émergence du Tiers-Monde
La contestation du colonialisme par les populations placées sous tutelle naît pendant l'entre-deux-guerres (Abd el-Krim au Maroc, Gandhi en Inde). Mais la mise à mal des métropoles pendant la Seconde Guerre mondiale favorise considérablement ce mouvement indépendantiste. La vague d'émancipation en Asie (l'Indonésie avec Soekarno, le Viêt Nam avec Hô Chi Minh...) s'étend à l'Afrique (la Tunisie avec Habib Bourguiba, le Maroc avec le parti nationaliste de l'Istiqlal, les colonies britanniques du Soudan, de Ghana, le Congo belge, les colonies françaises du Mali, le Tchad, le Cameroun...).
Les leaders des pays nouvellement indépendants, désignés sous le terme Tiers-monde par l’Occident à partir de 1952, s’allient dès 1955 (conférence de Bandung) pour affirmer leur place sur la scène internationale et prôner le non-alignement, tandis que leur victoire à la guerre de Suez (1956) et le fiasco américain de la guerre du Viêt Nam (1965-1973) discréditent l’image de supériorité des grandes puissances.
Le conflit israélo-palestinien
La découverte de la tentative du génocide du peuple juif par les nazis provoque un courant de sympathie pour la cause sioniste. L’État d’Israël est créé mais le partage de la Palestine de 1947, duquel il découle, est refusé par la population arabe. La Ligue arabe, l’OLP, sont autant d’alliances anti-sionistes destinées à lutter contre l’État juif. Les combats commencent dès décembre 1947. Les frontières des territoires israélien et palestinien fluctuent au gré des guerres israélo-arabes. Pendant l'exode palestinien de 1948, entre sept-cent mille et sept-cent cinquante mille Arabes palestiniens quittèrent ou furent expulsés de leurs villes et villages et se virent refuser tout droit au retour sur leurs terres. Cet exode est également à l'origine de la problématique actuelle des réfugiés palestiniens qui constitue l'un des contentieux des conflits israélo-arabe et israélo-palestinien. Les causes et les responsabilités de l'exode sont des sujets hautement débattus.
Au sein de la Ligue arabe se constitue l’OPEP, usant de l’arme pétrolière pour faire céder l’Occident et notamment responsable de la crise économique de 73 à la suite de l’embargo des exportations envers les puissances alliées à Israël.
Fin de la guerre froide, globalisation et résistances
L'Histoire immédiate débute à la fin de l'empire soviétique qui, affaibli par la glasnost et la perestroïka entreprises à la fin des années 1980 par Mikhaïl Gorbatchev, s'effondre avec la chute du mur de Berlin (1989) puis avec la disparition de l'URSS (1991). Les États-Unis, désormais seule superpuissance, proclament le «nouvel ordre mondial». Mais l'espoir de paix est vite déçu ; la guerre du Koweït est une démonstration de force du nouveau maître du monde.
Crises économiques et politiques
Les difficultés économiques ont aggravé les déséquilibres entre les pays industrialisés et les autres, puis au sein des pays industrialisés eux-mêmes. La globalisation économique et culturelle suscite des résistances et a ses laissés pour compte. L'idéologie du Néolibéralisme, seule après la chute du bloc de l'Est et la «libéralisation» économique de la Chine laisse le champ libre aux firmes multinationales dans les années 1990. L'Amérique latine entre dans leur dépendance, alors que l'Afrique paye le prix de ne pas y être. Ce néolibéralisme est contesté par le mouvement de l'altermondialisme et par les «antimondialistes».
En Europe et sur le plan national, la désaffection des pouvoirs politiques dans les démocraties occidentales provoque un recul des partis traditionnels du centre-gauche ou du centre-droit au profit des extrêmes ou des gouvernements populistes. En France, les première et deuxième cohabitation montrent l'incapacité de l'exécutif à satisfaire les électeurs. Sur le plan économique, le chômage est endémique et touche aux alentours de dix pour cent de la population active.
