- •Е.А. Бөкетов атындағы Қарағанды мемлекеттік университеті Шетел тілдер факультеті
- •5В020300 «Тарих»,
- •5В011400 «Тарих»
- •Оқу әдістемелік кешен
- •1. Пәннің типтік оқу жоспары (қосымша 1)
- •2. Күндізгі бөлімнің жұмыс оқу жоспары
- •2.1 Сыртқы оқу бөлімінің жұмыс оқу жоспары
- •4. Пән бойынша тапсырмаларды орындау және өткізу кестесі:
- •5. Пәннің оқу-әдістемелік картасымен қамтамасыз:
- •7. Семинарлық (практикалық) сабақтар жоспары:
- •Interventionnisme international, repli identitaire au Moyen-Orient, et guerre contre le terrorisme
- •Musique traditionnelle
- •Instruments de musique
- •Musique classique
- •Musique actuelle
- •Informations utiles
- •8. Лабораториялық сабақтар жоспары
- •9. Пәннің оқытылуы бойынша әдістемелік ұсыныстар
- •10. Курстық жобаларын (жұмыстардың), зертханалық жұмыстарын, есептік – графикалық жұмыстарын орындау туралы әдістемелік ұсыныстар мен нұсқаулар -
- •11. Оқытушының жетекшілігімен орындалатын суденттердің өзіндік жұмыстары бойынша өткізілетін сабақтардың жоспары
- •12 Студенттердің өзіндік жұмыстары бойынша сабақтар жоспары
- •13 Жазбаша жұмыстар тақырыптары
- •14. Баға туралы ақпарат
- •15. Өзіндік бақылау үшін тест тапсырмалары
- •Дұрыс жауаптардың кілті
- •Студенттер білімін бағалау критериі
- •16. Курс бойынша емтихан сұрақтары
- •17. Оқу сабақтарына бағдарламалық және мультимедиалық ілеспе
- •5В020300 «Тарих»,
- •5В011400 «Тарих»
- •Оқу әдістемелік кешен
- •1 00012 Қарағанды қ., Гоголь к-сі, 38
Interventionnisme international, repli identitaire au Moyen-Orient, et guerre contre le terrorisme
Sur le plan international, tandis que la doctrine qui prône l'interventionnisme au nom des Droits de l'homme, portée un temps par l'Organisation des Nations unies, échoue à résoudre les derniers conflits européens en Bosnie-Herzégovine, puis au Kosovo, les États-Unis élargissent les missions de l'OTAN en 1997 et agissent seuls en « gendarmes du monde », sous l'influence du lobby néoconservateur. Dans le monde arabo-musulman, pour lequel le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) indique en 2002 que moins d'ouvrages y sont imprimés en langue arabe en un an que dans la seule Espagne, la religion avait d'abord été instrumentalisée au service de la résistance au colonialisme à travers le nationalisme pan-arabe. Le développement de l'intégrisme religieux, comme facteur de repli identitaire, puis comme force politique contestataire à l'égard de régimes affaiblis par la corruption et par une faible ouverture démocratique, se traduit notamment par la Guerre Civile en Algérie (1992-2001). Mais les réseaux créés qui prônent l'application stricte de la Charia, c'est-à-dire d'une loi inspirée d'un Islam rigoriste au Moyen Âge et appliquée notamment en Arabie saoudite, sont aussi transnationaux. Ils font du terrorisme international une nouvelle force pour exporter leurs ambitions politiques. Après la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan en 1997 dans l'indifférence générale, les attentats du 11 septembre 2001 sont attribués à l'organisation Al-Qaïda. Dès lors, les États-Unis et leurs alliés, sous l'impulsion des néoconservateurs au pouvoir à Washington, dénoncent l'« Axe du Mal » et placent le terrorisme islamiste comme nouvel ennemi de l'Occident. Ils entendent l'enrayer par tous les moyens, instaurant le concept de «Guerre contre le terrorisme». C’est dans cette vision géopolitique nouvelle que s’inscrivent la guerre de l’Afghanistan (2001) et celle de l'Irak (2003-2006).
La prédominance des États-Unis, seule superpuissance sur la scène internationale après la disparition de l'Union soviétique, est contestée, au moins nominalement, par les déclarations en faveur d'un monde multipolaire plutôt que unipolaire. Dans ce sujet, coïncident souvent, quoique dans des termes très différents, de la position commune de la politique étrangère de l'Union européenne jusqu'à la plus agressive de l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad ou le Vénézuélien Hugo Chávez (et d'autres dirigeants hispaniques comme Evo Morales en Bolivie).
Sources. D'un point de vue historique, et dans une certaine mesure comme à l'époque précédente, la période contemporaine implique une surabondance de sources, notamment économiques, statistiques et démographiques. Au XXe siècle, s'ajoutent les sources audio-visuelles qui transforment la discipline. L'Historien doit opérer des choix stratégiques en ce qui concerne l'angle d'étude d'un sujet. La spécialisation des études est plus importante et la nécessaire recherche de l'objectivité est impérieuse. Parmi ces sources, les données de l'INSEE, les articles de la presse quotidienne ou encore les archives de l'INA occupent pour la France une place privilégiée. En 1959 des œuvres contemporaines ont été volées au musée de Versaille.
Айтылым:
Faire une conversation avec votre camarade de groupe, en utilisant le texte. Travailler en paires. Changez vos rôles.
Жазылым:
Ecrire sur l'histoire contemporaine.
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Дүниежүзі тарихы
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Proposition infinitive [13,14]
Оқылым: La culture mondiale.
1. Une culture mondialisée
a. Uniformisation et occidentalisation du monde
La mondialisation se traduit par une uniformisation des loisirs ainsi que des modes de vie et de consommation.
On assiste donc à la naissance d’une culture mondialisée, que l’on peut définir comme un ensemble de pratiques ou de manifestations culturelles communes à l'ensemble des peuples de la planète. Et, comme c’est sous l’influence des Etats-Unis, et dans une moindre mesure de l’Europe, que s’uniformise la culture, on parle d’une occidentalisation du monde.
b. Comment cette culture mondialisée se diffuse-t-elle ?
La multiplication des échanges, le développement des nouvelles technologies ainsi que la diffusion de produits standardisés (identiques) par les FTN (firmes transnationales) ont favorisé la mondialisation de la culture. Ainsi, le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile est passé de 91 millions en 1995 à près de 5 milliards aujourd’hui! Les grandes métropoles sont les symboles de la diffusion de cette culture mondialisée comme l’atteste l’uniformisation des paysages urbains: les quartiers d’affaires ou CBD (Central business district) et les centres commerciaux se ressemblent tous.
c. Les limites de la mondialisation de la culture
Mais, il faut relativiser la mondialisation de la culture car si un livre comme Harry Potter a été vendu à 400 millions d’exemplaires, il a été traduit en 67 langues et si le réseau social mondial Facebook rassemble 600 millions d’«amis», il existe des réseaux sociaux nationaux comme Orkut au Brésil.
2. Le maintien de la diversité culturelle
a. Les grandes aires de civilisation
Malgré l’uniformisation culturelle du monde, les divisions culturelles historiques qui rassemblent les populations aux modes de vie et aux valeurs communes se maintiennent. En effet, la mondialisation ne remet pas en cause la diversité culturelle, l’existence de différentes cultures dans le monde. Par exemple, la civilisation islamique et la civilisation africaine coexistent en Afrique, le terme « civilisation » pouvant être défini comme un ensemble de caractères matériels, religieux, linguistiques, artistiques, sociaux communs à une société ou un groupe de sociétés. Il existe encore aujourd'hui 6 000 langues et 9 900 religions dans le monde.
b. Une diversité linguistique protégée
5 langues sont parlées par 50 % de la population mondiale et les 2 langues les plus répandues sont le chinois (le mandarin) à cause du poids démographique de la Chine et l'anglais (l’anglo-américain) qui est la langue la plus utilisée (avec le japonais) dans les échanges économique mondiaux, en raison de la place des Etats-Unis dans l’économie mondiale. Ces 2 langues sont les plus utilisées sur Internet. La mondialisation favorise donc la prédominance de l’anglais qui est parlé par 17 % de la population mais qui correspond à 36 % des échanges mondiaux. Parallèlement, 2 500 langues sont en voie de disparition et 25 langues disparaissent en moyenne par an. La langue étant un élément de l'identité qui permet à une personne, de savoir à quelle culture elle appartient, les langues nationales ou régionales résistent à la l'uniformisation linguistique. Par exemple, il existe 1 650 langues en Inde, dont 22 sont parlées par 75 % des Indiens alors que les 2 langues officielles, reconnues par l'Etat, l’hindi et l’anglais, ne sont parlées que par 40 % de la population.
L’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture) œuvre pour le respect et la préservation de chaque culture qui constitue une richesse pour l’humanité. Depuis, 2008, les langues régionales sont reconnues par la Constitution française. En effet, il existe 75 langues régionales en France métropolitaine dont le breton qui est parlé par 170 000 personnes et qui bénéficie d’une double signalisation routière, en français et en breton.
Doc.1. La diversité linguistique dans le monde
c. Une diversité religieuse renforcée
La religion, comme la langue, fonde l’identité. Les 2 religions les plus répandues sont le christianisme (2 milliards de pratiquants) qui domine dans l’aire de la civilisation occidentale (Europe, Amérique et Océanie) et l’islam (1,5 milliard de pratiquants), qui règne de manière quasi exclusive dans l’aire de la civilisation musulmane (Maghreb, pays du Golfe, Asie du Sud-Est). C’est la mondialisation qui a favorisé l’expansion de ces 2 grandes religions pratiquées par plus de la moitié de la population mondiale. Mais la carte de la répartition des religions est de plus en plus complexe. En effet, si la mobilité croissante de la population mondiale et surtout les nouvelles technologies comme Internet ont permis la diffusion de l’islam et du christianisme, elles ont aussi bénéficié à d’autres religions comme le judaïsme (15 millions de pratiquants), l’hindouisme (900 millions de pratiquants), le bouddhisme (375 millions de pratiquants) et aux sectes qui sont des groupes de personnes sous l'influence d'un guide refusant le reste de la société. Enfin, plusieurs religions peuvent coexister sur un même territoire comme dans les pays occidentaux où d'ailleurs le nombre de non-croyants ne cesse de progresser.
La religion apparaît comme un moyen de contester la mondialisation culturelle et de réaffirmer son identité. C’est pour cela que même si certaines religions traditionnelles disparaissent, d’autres survivent comme le chamanisme. Ce sont souvent des religions animistes dont les croyances reposent le plus souvent sur le culte des ancêtres et de la nature. La religion est également utilisée par certains islamistes qui emploient la terreur à des fins politiques ou religieuses.
Doc.2. La diversité religieuse dans le monde
3. Vers un métissage culturel
Si les FTN surtout américaines imposent des goûts et des habitudes de consommation, elles adaptent aussi leurs produits aux spécificités locales comme le McDo Rice Burger aux Philippines que l’on peut qualifier de produit métissé puisqu'il est enrichi de différentes influences culturelles. De plus, la culture mondiale a des origines de plus en plus variées comme en témoigne le succès des mangas, de la gastronomie mexicaine ou de la musique africaine dans le monde. Enfin, la circulation des hommes et l’essor des nouvelles technologies, en favorisant les contacts entre les cultures, ont entraîné un véritable brassage culturel surtout dans les grandes métropoles, lieux privilégiés du métissage culturel qui est le résultat du croisement d’influences culturelles.
L'essentiel
La mondialisation a entraîné l’uniformisation des modes de consommation, des loisirs et des pratiques culturelles souvent d'origine américaine et diffusés grâce aux nouvelles technologies. En effet, l'anglais est devenu la langue des échanges la plus utilisée et l’islam ou le christianisme ont vu leurs effectifs de pratiquants augmenter.
Pourtant, chaque peuple cherchant à préserver son identité culturelle. Le monde reste marqué par une grande diversité culturelle fondée sur la diffusion des religions hors de leur territoire d’origine et sur l'existence de nombreuses langues. Par ailleurs, en facilitant la circulation des hommes et des idées, la mondialisation a permis un véritable brassage des cultures ouvrant la voie à l’avènement d’une culture de plus en plus métissée.
Les huit civilisations autonomes de l'histoire
Huit civilisations autonomes se dégagent.
La civilisation sumérienne en Mésopotamie, née vers 3500 av. J-C.
La civilisation égyptienne, née à peu près en même temps.
La civilisation sabéenne à cheval sur le Yémen et l’Éthiopie actuels, qui trouve ses racines vers 2500 av. J-C.
La civilisation de l’Indus dans l’actuel Pakistan, qui prend son essor vers 2300 av. J-C.
La civilisation chinoise dans la vallée du Fleuve Jaune (nord de la Chine actuelle), qui commence à émerger vers 2200 av. J-C.
La civilisation indienne dans la plaine du Gange au pied de l’Himalaya, qui prend forme peu à peu de 1700 av JC à 500 av. J-C.
La civilisation olmèque au sud du Mexique actuel, qui semble émerger vers 1200 av. J-C.
La civilisation de Caral sur la côte pacifique péruvienne, qui pourrait avoir émergé dès 3000 av. J-C.
Les civilisations sumérienne, égyptienne, sabéenne et de l'Indus
Les quatre premières pratiquèrent la culture du blé, et apparaissent donc comme les héritières du Croissant Fertile au Proche-Orient : c’est là qu’ont été réalisées les premières domestications de plantes du monde, notamment le blé.
L’Égypte et la Mésopotamie sont par ailleurs des précurseurs par rapport à toutes les civilisations ultérieures qui émergeront à leur contact, de proche en proche : Hittites en Anatolie, Minoens en Crète, Israéliens et Phéniciens au Levant, Carthaginois, Romains et Perses. Les cultures grecque et romaine se diffuseront ensuite en Europe, puis dans le reste du monde à partir de la Renaissance, formant le terreau de la « culture occidentale » actuelle. La civilisation arabe est également une héritière de ce vaste ensemble.
Les civilisations chinoise et indienne
La Chine exporta sa culture jusqu’en Corée et au Japon à l’est, et jusqu’au Vietnam au sud. Quant à la civilisation indienne, elle rayonna jusqu’en Indochine et en Indonésie, comme leur nom l’indique.
Les civilisations olmèque et de Caral
Colossale tête olmèque au musée du Xalapa. Date de 1200 à 900 av. J.-C. Taille: 2,9 m de haut et 2,1 m de large. © Vivero, CC by sa 3.0
Au Mexique, la civilisation olmèque conduira à l’essor de toutes les civilisations de Méso-Amérique, dont les Mayas et les Aztèques sont les plus connus. Au Pérou, de nombreuses civilisations succèderont à celle de Caral, sur la côte pacifique comme sur les plateaux des Andes : les derniers arrivés, les Incas, sont aussi les plus connus.
Caravane sur la Route de la soie. (
En Chine, des sociétés proto-urbaines se créent à partir de 2500 av. J.-C. mais la première dynastie archéologiquement attestée est celle des Shang. Le IIe millénaire av. J.-C. voit l'émergence de la civilisation en Crète, en Grèce continentale et en Turquie. Les civilisations maya, moche, et nazca émergent en Mésoamérique et au Pérou à la fin du Ier millénaire av. J.-C. La monnaie fait son apparition en Lydie. Les échanges commerciaux sur de longues distances commencent au IIIe millénaire av. J.-C. entre les Sumériens de Mésopotamie et la civilisation de la vallée de l'Indus. D'autres routes commerciales apparaissent en Méditerranée orientale au IVe millénaire av. J.-C. puis, au IIe millénaire av. J.-C., entre la Syrie et la Chine (Route de la soie). Les villes de Perse et d'Asie centrale constituent les principaux carrefours de ces routes. C'est aussi sur le commerce que les Grecs et les Phéniciens bâtissent leurs empires méditerranéens au Ier millénaire av. J.-C. À la fin du Ier millénaire et au début du IIe, les routes commerciales de l'océan Indien, d'Asie de l'Est et du Sahara sont contrôlées par les Arabes. À la fin du Ier millénaire, les Arabes et les Juifs contrôlent aussi le commerce en Méditerranée, puis les Byzantins et les Ottomans les remplacent au début du IIe. À la même époque, les centres de commerce principaux du Nord de l'Europe sont les villes allemandes et flamandes. C'est aux carrefours des routes commerciales principales que se développent les villes les plus importantes.
Calendrier aztèque.
Au cours des derniers siècles avant l'ère chrétienne, la Méditerranée, le Gange et le fleuve Jaune deviennent les centres d'empires que de nombreux souverains tenteront d'imiter par la suite. Les empires maurya et pandya règnent respectivement sur la majeure partie du sous-continent indien et sur l'Inde du Sud. En Chine, l'unité politique permet aux dynasties Qin et Han d'affermir le rôle de l'empereur, d'améliorer les communications et de créer des monopoles d'État (empereur Wudi). En Occident, à partir du IIIe siècle av. J.-C., Rome agrandit son territoire par la conquête et la colonisation et, sous le règne de l'empereur Auguste — à l'époque de la naissance de Jésus de Nazareth —, contrôle intégralement le pourtour de la Méditerranée.
Ces grands empires reposent sur leur capacité à profiter de leurs conquêtes militaires et à créer des colonies protégées aptes à devenir des centres agricoles. La paix relative qu'ils apportent encourage le commerce international, principalement sur la Route de la soie, mais ils doivent entretenir d'énormes armées et une administration centralisée. C'est sur la paysannerie que reposent ces dépenses tandis que les grands propriétaires terriens échappent de plus en plus au pouvoir central. La pression des barbares aux frontières accélère le processus de dissolution interne : l'empire des Han succombe à la guerre civile en 220; à la même époque Rome se décentralise et se divise.
De grands empires naissent et meurent ainsi dans toutes les zones tempérées d'Eurasie, d'Amérique et d'Afrique du Nord.
La désagrégation progressive de l'empire romain, qui s'étale sur plusieurs siècles à compter du IIe, coïncide avec la diffusion du christianisme qui, venu du Proche-Orient, gagne l'ouest. Au Ve siècle, la partie occidentale de l'Empire romain est conquise par des tribus germaniques et se scinde en divers États guerriers tous plus ou moins affiliés à l'Église catholique romaine. L'autre moitié de l'empire, la moitié orientale, prend le nom d'Empire byzantin. Quelques siècles plus tard, un semblant d'unité sera rétabli en Europe occidentale avec la création du Saint-Empire romain germanique regroupant plusieurs États sur les territoires des actuelles Allemagne et Italie.
Bodhisattva Lokesvara. (Art Khmer - XIIe siècle)
En Chine, les dynasties se succèdent aussi et, au IVe siècle, des nomades du Nord commencent à envahir la Chine septentrionale où ils établissent de nombreux petits royaumes. En 581, la dynastie Sui réunifie la Chine qui connaît ensuite un second âge d'or sous les Tang (618-907). Mais les Tang se divisent aussi et il faut attendre la dynastie des Song pour que la Chine soit réunifiée en 982, après cinquante ans d'agitation. Cependant, la pression des nomades du Nord s'accentue et, en 1141, la Chine septentrionale est conquise par les Jurchen. En 1279, l'empire mongol s'empare de la totalité de la Chine et d'une énorme partie de l'Eurasie, ne laissant libre que l'Europe de l’Ouest, l'Europe centrale et le Japon.
Vue de la façade de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan (Tunisie); fondée en 670, elle acquiert sa forme définitive au IXe siècle. Elle est considérée comme l'un des édifices religieux les plus remarquables de la civilisation musulmane.
À cette époque, l'Inde du Nord est dirigée par les Gupta. En Inde du Sud, trois royaumes tamouls émergent : les Chera, les Chola et les Pallava. La stabilité qui s'ensuit permet l'avènement de l'âge d'or de la culture hindoue aux IVe et Ve siècles.
D'importantes cultures se développent aussi en Amérique centrale, notamment celles des Mayas et des Aztèques. À mesure que la culture-mère olmèque décline, les cités-États mayas se multiplient et prennent de l'importance. La culture maya se propage à travers le Yucatán et les régions avoisinantes. Les Aztèques, quant à eux, fondent leur société sur la base de cultures antérieures qu'ils ont conquises, telles que celle des Toltèques.
En Amérique du Sud, l'empire inca fleurit aux XIVe et XVe siècles. Tawantinsuyu règne sur toute la chaine andine depuis sa capitale Cuzco. La culture inca, prospère et avancée, reste célèbre pour ses excellents ouvrages de maçonnerie et ses routes.
L'islam apparait au VIIe siècle. Ne comptant initialement que quelques adeptes, il deviendra le socle sur lequel se bâtiront de nombreux empires en Inde, au Proche-Orient et en Afrique du Nord.
Quelques enclaves chrétiennes perdurent en Afrique du Nord-Est, en Nubie et en Éthiopie — régions depuis longtemps en contact avec le monde méditerranéen —, mais le reste de l'Afrique septentrionale se convertit à l'islam sous l'égide duquel se développe le commerce trans-saharien, source de revenus substantiels qui permettent l'émergence de plusieurs royaumes sahéliens.
Cette période est ponctuée d'améliorations technologiques lentes mais régulières, telles que l'étrier et la charrue à versoir.
Machu Picchu, la «cité perdue» des Incas.
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Тақырып: Қазақстан тарихы
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
1. Infinitive [13,14]
Оқылым: L'histoire ancienne du Kazakhstan.
Les premiers événements attestés de l'histoire de l'Asie centrale remontent au XIe siècle avant J.-C., époque à laquelle la dynastie perse des Achéménides exerçait sa domination au sud de l'Amou-Daria. En 330 avant J.-C., Alexandre le Grand et son armée vainquirent le dernier empereur achéménide et, vers 328, ils atteignirent Kaboul et l'Hindu Kuch. L'empire éphémère d'Alexandre le Grand permit d'instaurer des échanges commerciaux croissants entre l'Asie et l'Europe. Alors que les États helléniques qui succédèrent firent connaître les valeurs esthétiques de l'ancien monde à l'Asie, les Européens découvraient des produits exotiques orientaux comme la noix.
Avec le commerce grandissant entre les deux continents, un tissu fin et sensuel fabriqué en Chine à partir des cocons du bombyx fit son apparition en Occident, et alors même que la sériciculture s'y était introduite, la soie chinoise, bénéficiant de siècles de savoir-faire, ne fut pas détrônée. La demande pour ce tissu était telle que la route commerciale entre l'Asie et l'Europe, qui regroupait une multitude d'itinéraires suivis par les caravanes, prit le nom de "route de la Soie".
Durant le Ier siècle avant Jésus-Christ, hordes nomades et civilisations sédentaires vivant à la périphérie eurasienne se battirent sans cesse pour la domination de l'Asie centrale. Les chevaux, vivant par millions sur ces terres de pâturages, jouaient un rôle plus important que la soie sur les événements de la région puisque les archers montés représentaient la force militaire la plus puissante. À cette période, les Huns, les Turcs occidentaux, les Arabes et les Chinois tentèrent tous de conquérir ce territoire.
Le Kazakhstan, région de vastes steppes, fut depuis les temps les plus anciens, parcouru par des populations nomades. Au début de l'époque moderne, il est peuplé de nomades turcophones - les Kazakhs -, chasseurs et éleveurs, dont les traditions sociales sont basées sur une structure clanique qui existe encore de nos jours1. Ces territoires, âprement disputés entre la Russie et la Chine, finissent par des jeux d'alliances et des pressions militaires par passer sous tutelle puis sous domination directe de la Russie.
Préhistoire
Proportion d'éléments mongoloïdes dans la population du Kazakhstan du Paléolithique à nos jours. Le territoire de l'actuel Kazakhstan est habité depuis l'âge de pierre par des pasteurs nomades. Les cultures de l'âge de bronze qui se sont étendues sur ce territoire comprennent la Culture de Srubna, la Culture d'Afanasievo et la Culture d'Andronovo. Entre -500 et 500, le Kazakhstan abrite des cultures nomades guerrière des Saka et des Huns.
du Ier au VIIIe siècle
Selon Tacite, les Huns Yuezhi étaient présents en -91 dans les terres de Turan de la Province d'Atyraou. Au début du IVe siècle, un noble Kushan nommé Malkar de Khi, est devénu le chef des Huns installés à cet endroit. On pense que Malkar a été le premier à emmener Huns dans le delta de la Volga (en) où ils rencontrent les Alains. S'alliant avec le roi des Alains, Malkar réunit 10 tribus pour former la première proto-Confédération tribale turque (en). Cette première proto-Confédération tribale turque (en) du clan des Doulo aura une influence jusqu'au sud du sous-continent sous le règne de Kitolo prince des Scythes8 et jusqu'en Europe centrale sous le règne d'Attila.
En quelques années, la confédération des Dix tribus Doulos de la province d'Atyraou s'allient aux Achinas (en) formant la partie occidentale de l'Empire Köktürk. Ils réussissent à reprendre Phanagoria aux Avars et renomment Sabires les Khazars. Par les liens étroits des Avars avec la Perse, une fois de plus les dix tribus du clan Doulo s'allient avec Byzance. Le premier état bien documenté dans la région a été le Khanat turc (en) , l'état Köktürk, établi par le clan des Achinas (en) au VIe siècle de notre ère. Toutefois, le clan des dix tribus Doulo fait rapidement sécession des Köktürks pour devenir le Khanat tuc occidental qui prospérera jusqu'à 630 quand ils deviendront les Khazars.
Kaghan Kubrat établit l'état de ancienne grande Bulgarie (en) qui durera peu de temps. Il se désintégrera à sa mort quand la majorité des membres migrera vers l'ouest pour la première conquête de la Hongrie de 677 par Kotrag (en). Kotrag (en) a aussi installé les Bulgares de Batbayan au nord de la Volga et ses Balkars s'installent avec les Circassiens au nord du Caucase. Les Kara-Khazars de la province d'Atyraou se joignent aux Oghouzes, se révoltent contre l'état d'Aq-Khazar et établissent l'état de Yabgu Oghouze de la dynastie Kara qui deviendra les l'Empire des Seldjoukides. Les Kara tatars (en) se battrons jusqu'à ce que leur dynastie soit dominée par les Temüdjin.
Histoire du peuple kazakh
Selon des récits épiques de l'époque chaybanide, les Kazakhs seraient issus des tribus turques qui auraient décidé de quitter le khan chaybanide Abu-l-Khayr à la suite d'une écrasante défaite contre les Kalmouks dans les années 1460. Cette confédération tribale aurait alors pris le nom de Kazakhs (les fugitifs) tandis que ceux qui choisirent de rester dans la Horde et de soutenir Abu-l-Khayr auraient pris le nom d'Ouzbeks. Les princes Djani Beg et Karay, soutenus par Esen Bugha, khan du Mogholistan, prennent leur tête.
Aux pires heures du stalinisme et de la colonisation russe, les Kazakhs étaient devenus minoritaires sur leurs terres.
Une société clanique
Le peuple kazakh était à l'origine divisé en trois tribus appelées «Juz»
La Grande Juz vivait au sud du Kazakhstan.
La Juz Moyenne, au nord.
La Petite Juz vivait à l'ouest, au bord de la mer Caspienne.
Bien que n'ayant aucune valeur officielle, l'appartenance à telle ou telle juz continue aujourd'hui d'avoir une signification pour nombre de Kazakhs. Les juz sont elles-mêmes divisées en clans, puis en familles.
À côté de ces trois tribus, d'autres groupes existent dont les Töre, descendant supposés de Gengis Khan, qui forment une sorte d'aristocratie. Le terme « Kazakhs » désigne un peuple d'origine turco-mongole résidant au Kazakhstan et dans les régions frontalières de Russie, de Mongolie, d'Ouzbékistan et dans l'ouest de la Chine.
La plupart des Kazakhs appartiennent à un des trois juzes (juz, environ traduit comme la «horde»): «Grand juz» (Uly juz), « le Milieu juz » (Orta juz), et «Cadet juz» (Kişi juz). Chaque juz comprend des tribus et des clans.
En France, «Kazakhs» est aussi la désignation officielle de tous les habitants du Kazakhstan quelle que soit leur origine1. Cette désignation est néanmoins ambigüe et le gentilé «Kazakhstanais» lui est parfois préféré.
Graphie et origine du nom «Kazakh»
On rencontre aujourd'hui en français diverses graphies du nom « Kazakh». Kazakh (féminin: Kazakhe; masculin pluriel: Kazakhs; féminin pluriel: Kazakhes) correspond à une transcription du russe Казах. C'est la graphie la plus souvent rencontrée en français. Certains auteurs ne marquent pas la différence entre le masculin et le féminin de Kazakh (ex: «une ville kazakh»). Kazak (féminin: Kazake ; masculin pluriel: Kazaks; féminin pluriel : kazakes) correspond à une transcription du kazak Қазақ. On la trouve moins souvent en français mais elle est assez fréquente en anglais. Cette graphie est utilisée au Kazakhstan dans les transcriptions en caractères latins (sur les timbres, par exemple).
Qazaq (généralement invariable) est la moins usitée des graphies. C'est pourtant celle qui tente de se rapprocher le plus de la véritable prononciation du nom «Kazakh». En effet, le Қ de Қазақ ne correspond pas exactement au phonème [k] mais plutôt au phonème [q] (que l'on retrouve en arabe dans qurʾān).
Айтылым:
Faire une conversation avec votre camarade de groupe, en utilisant le texte. Travailler en paires. Changez vos rôles.
Жазылым:
Écrire au sujet de l'histoire ancienne du Kazakhstan
Пaйдалануға ұсынылатын әдебиеттер: [1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14, 16]
Тақырып: Қазақстан тарихы
Сұрақнама:
Тапсырмалар:
Грамматика:
Complexe objet
Оқылым: Histoire médiévale du Kazakhstan.
À partir de 1219, Gengis Khan, à la tête des hordes mongoles, conquit la majorité de l'Eurasie. Les ravages infligés à la région furent si terribles que les civilisations établies en Asie centrale ne s'en remirent qu'environ six siècles plus tard, avec la colonisation russe. Souverain brutal, Gengis Khan avait compris l'importance des relations commerciales et des réseaux de communication. Aussi, il mit en place un système de relais postaux et militaires, et il introduisit des réductions d'impôts pour relancer l'activité économique. L'essor du commerce par la route de la Soie qui s'ensuivit incita de nombreux voyageurs médiévaux, dont le célèbre Marco Polo, à s'aventurer dans la région.
Les scissions politiques et les divisions religieuses qui suivirent la mort de Gengis Khan provoquèrent la chute de l'Empire mongol, l'ascension, à la fin du XIVe siècle du terrible tyran, Tamerlan (Timur Lang), et, pour la première fois, l'émergence du peuple kazakh. Descendants, entre autres, des Mongols et des Turcs, les Kazakhs s'organisèrent pour former l'un des plus grands empires de nomades au monde, empire qui s'étendait à travers la steppe et le désert au nord, à l'est et à l'ouest du Syr-Daria et était en mesure de réunir quelque 200 000 cavaliers. Dans les années 1630, les Oïrats, peuple guerrier et conquérant, créèrent l'empire dzoungare en assujettissant la région du Tian Shan, certains territoires du Xinjiang ainsi que l'est du Kazakhstan, provoquant ainsi la chute des Kazakhs, qui furent systématiquement persécutés, en particulier entre 1690 et 1720. C'est cette défaite qui ouvrit la voie à l'expansion russe du XIXe siècle.
En 766, les Karlouks, une confédération de tribus turques, établissent un état dans la partie orientale de l'actuel Kazakhstan. Aux VIIIe et IXe siècles, les Arabes conquièrent des parties du sud du Kazakhstan et y introduisent l'Islam. Du IXe au XIe siècle, les Oghouzes contrôlent l'ouest du Kazakhstan. A peu près à la même époque, les Kimak et les Kipchak, aussi d'origine turque contrôlent l'est. Des années 1100 aux années 1220 les Coumans dominent le Kazakhstan occidental. Le grand désert central du Kazakhstan est encore appelé Dashti-Kipchak, ou Steppe des Kipchak. La capitale Astana était habitée par de nombreux Huns et Saka.
Au IXe siècle, les Karlouks fondent l'état Qarakhanide qui conquiert la Transoxiane, la zone au nord et à l'est de la Rivière Oxus (l'actuelle Amou-Daria).
Dès le début du XIe siècle les Qarakhanides sont en guerre permanente entre eux et avec les Seldjoukides au sud. Les Qarakhanides, convertis à l'Islam sont conquis dans les années 1130 par les Kara-Khitans, un peuple Mongole venus du nord de la Chine. Au milieu du XIIe siècle, un état indépendant de Khwarezm est fondé en bordure de la rivière Oxus se détachant du Kara-Khitan affaibli. Mais le reste du Kara-Khitan durera jusqu'à l'invasion Mongole de l'Asie centrale (en) par Genghis Khan en 1219–12217.
À la suite de la conquête du Kara-Khitan par les Mongols, le Kazakhstan tombe sous la domination de chefs de la Horde d'or, la branche occidentale de l'Empire mongol. La horde, ou jüz, est le précurseur de la structure clanique actuelle. Au début du XVe siècle, la structure de gouvernance a éclaté en plusieurs groupes nommés khanates, dont la Horde Nogaï et le Khanat de Boukhara.
La Khanat Kazakh est décrit dans des textes historiques comme le Tarikh-i-Rashidi (1541–1545) de Muhammad Haidar Dughlat, et le Zhamigi-at-Tavarikh (1598–1599) de Kadyrgali Kosynuli Zhalayir.
Le Khanat kazakh (1465–1731)
Le Khanat kazakh est fondé en 1465, par Janybek Khan et Kerey Khan, sur les rives de la Zhetysu dans le sud-ouest de l'actuel Kazakhstan . Il a d'abord en été opposé aux Chaybanides puis s'est imposé face à ses nombreux voisins avec lesquels il a souvent été en guerre.
Durant le règne de Kasym Khan (1511–1523), le Khanat kazakh s'étend considérablement. En 1520, Kasym Khan institue le premier code de Loi Kazakh appelé "Qasym Khannyn Qasqa Zholy" (Route brillante de Kasym Khan). A son apogée le Khanat règne sur une grande partie de l'Asie centrale et contrôle la Coumanie. Parmi les éminents khans Kazakh citons Haknazar Khan, Esim Khan, Tauke Khan et Ablai Khan. C'est à la fin du XVIIe siècle qu’apparaît son plus redoutable rival, le Khanat dzoungar. Ce dernier finira par affaiblir considérablement l'État kazakh qui se scindera en 1718 en trois jüz (le Grand juz, le Moyen Juz et le Metit juz). Les Juz devaient choisir ensemble leur Khan commun. En 1731, en l'absence de leadership fort, les 3 Juz sont incorporés l'un après l'autre à l'Empire russe et le Khanat Kazakh cesse d'exister.
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Оқылым: L'histoire moderne du Kazakhstan.
La conquête russe du Kazakhstan
Cathédrale Zenkov dans le parc Panfilov à Almaty. L'occupation puis la colonisation du Kazakhstan par la Russie tsariste s'inscrit dans le cadre plus large de la conquête de l'Asie centrale (alors appelée Turkestan). Elle s'est effectuée très progressivement et ne s'est réellement achevée que par la création de la République socialiste soviétique kazakhe. Elle débute par l'installation, dès le début du XVIIIe siècle de forteresses russes sur le territoire kazakh (fondation de Semipalatinsk (aujourd’hui Semeï) en 1718 et d'Oust-Kamenogorsk (aujourd’hui Öskemen) en 1720) dans le but de sécuriser la frontière méridionale de l'empire russe.
En 1731, Aboul Khaïr Khan, khan de la Horde moyenne, demande la protection de la Russie contre la menace que constitue pour son peuple les guerriers venus de Djoungarie. Il se voit en échange contraint de faire allégeance à l'impératrice de Russie. Les forteresses et postes militaires se multiplient au nord et à l'est du Kazakhstan.
En 1756, un décret impérial interdit aux Kazakhs (que les Russes de cette époque nomment « Kirghizes ») de franchir le fleuve Oural. En 1764, c'est le nord de l'Irtych qui se voit interdit d'accès aux Kazakhs. L'occupation militaire russe des territoires kazakhs se double donc d'une interdiction pour les Kazakhs de pénétrer en Russie et en Sibérie. L'occupation russe se déroule cependant sans trop de heurts tant que le pouvoir impérial s'abstient de s'immiscer dans les affaires intérieures kazakhes. Mais vers la fin du XVIIIe siècle, l'administration tsariste s'emploie d'une part à tenter de briser l'organisation hiérarchique de la petite et de la moyenne Horde et d'autre part commence à annexer certains territoires. En 1791, le Khanat de Boukey est soustrait à la petite Horde et mis sous tutelle russe. En 1822, est créée la province de Sibérie occidentale à laquelle est rattachée le territoire de la moyenne Horde. Le pouvoir des khans est liquidé et fait place à l'administration russe. De 1837 à 1847, les Kazakhs se soulèvent en nombre derrière Kenesary Kasymov, chef de la Horde moyenne, contre les Russes. D'autres révoltes plus ou moins importantes se produisent tout au long du XIXe siècle et au-delà.
Peu à peu les territoires de la grande Horde passent eux aussi sous domination impériale et, en 1891, la totalité du Kazakhstan est intégrée à la Russie. La colonisation russe cause de profonds bouleversements dans la société kazakhe : l'arrivée massive de colons slaves à partir de 1889 entraîne une réduction des terres de pâturage disponibles pour les nomades ; la levée d'impôts par les autorités russes impose l'usage de l'argent dans une économie jusqu'ici fondée sur le troc; le pouvoir des khans est réduit à néant.
Grâce à l'ouverture d'écoles russes destinées aux «indigènes», la fin du XIXe siècle voit apparaître une élite kazakhe russifiée et ayant parfois étudié en Russie. Le grand poète national Abaï, par exemple, est passé par le lycée russe de Semipalatinsk et encourage ses compatriotes à apprendre la langue russe dans laquelle il voit un précieux moyen d'accéder à la culture occidentale.
Le Kazakhstan durant la Révolution russe
La révolution de Février
La première révolution russe, dite «de février», débute le 25 février 1917 à Pétrograd (aujourd'hui Saint-Pétersbourg). Le tsar Nicolas II renonce au trône le 2 mars. Le lendemain un gouvernement provisoire est formé par Kerensky. Le 20 mars, l'égalité est proclamée entre tous les citoyens de Russie ce qui donne naissance à de grands espoirs au Kazakhstan et ailleurs. En juillet 1917, le Premier Congrès pan-kazakh a lieu à Orenbourg et revendique l'autonomie des régions kazakhs au sein d'une Russie démocratique.
La révolution d’Octobre
Les Bolcheviks prennent le pouvoir à Pétrograd le 25 octobre 1917 (7 novembre, d'après notre calendrier). Les villes du Kazakhstan sont immédiatement touchées par l'insurrection. En mars 1918, le Kazakhstan vient de passer totalement sous contrôle bolchevik quand débute la guerre civile.
La guerre civile. République socialiste soviétique autonome kazakhe.
La République socialiste soviétique kazakhe
Le 5 décembre 1936, à l'occasion de l'adoption de la nouvelle constitution de l'URSS, la RSSA Kazakhe devient la République socialiste soviétique kazakhe ce qui signifie qu'elle n'est plus incluse dans la République socialiste fédérative soviétique de Russie et dispose donc, au sein de l'URSS, de son parlement et de son propre conseil des ministres.
La «Grande guerre patriotique»
Le 22 juin 1941, l'Allemagne nazie pénètre sur le territoire de l'URSS qui entre ainsi dans la Seconde Guerre mondiale. Plus d'un million d'habitants du Kazakhstan (sur une population de 6 250 000 habitants, au début de la guerre) rejoindront l'Armée rouge au cours du conflit. En raison de la distance qui sépare la république du front allemand, celle-ci accueille de nombreuses entreprises évacuées des régions occidentales de l'Union soviétique. Les studios de cinéma moscovites Mosfilm sont également transférés à Alma-ata (aujourd'hui Almaty - Sergueï Eisenstein y tourne Ivan le Terrible). Ces déplacements s'accompagnent de l'arrivée de plus de 400 000 personnes, d'origine européenne pour la plupart. Cependant, les usines et les exploitations agricoles du Kazakhstan tournent à fond pour soutenir l'effort de guerre avec le concours indispensable des femmes, un grand nombre d'hommes ayant été envoyé au front.
Parallèlement, un grand nombre de populations soupçonnées ou accusées de sympathie pour l'envahisseur allemand sont déportées au Kazakhstan (et dans une moindre mesure en Ouzbékistan) afin d'être éloignées des lignes ennemies. En 1943, les Allemands de Russie, les Tchétchènes, les Ingouches, les Tatars de Crimée sont déportés en Asie centrale et au Kazakhstan. Les déportations de populations entières se poursuivront même après la guerre. Après la mort de Joseph Staline, certains peuples retourneront dans leur pays d'origine (la plupart des Tchétchènes, par exemple) mais beaucoup resteront au Kazakhstan. Ces déplacements massifs de populations expliquent en partie la grande variété ethnique du Kazakhstan.
Les grands projets menés au Kazakhstan soviétique
Au lendemain de la guerre, c'est la RSS Kazakhe qui est choisie par les autorités soviétiques comme lieu d'expérimentation nucléaire. Le polygone nucléaire de Semipalatinsk, vaste site consacré à la recherche et aux essais nucléaires est créé en 1948 dans l'est de la république. Plusieurs centaines d'essais nucléaires y auront lieu en plein atmosphère jusqu'en 1964, puis sous terre jusqu'en 1989. Le site de Semipalatinsk est à l'origine de la plus grande catastrophe sanitaire et écologique du pays. Les essais ont été d'autant plus néfastes pour la santé des populations voisines que celles-ci n'ont été nullement informées des risques qu'elles encouraient.
En 1954, Nikita Khrouchtchev, qui a succédé à Staline à la tête du PCUS, lance la campagne des terres vierges, un vaste programme visant à améliorer la production agricole soviétique par le défrichement et la mise en culture des terres non exploitées. La campagne est lancée en Sibérie, dans l'Altaï, dans l'Oural et dans le nord du Kazakhstan. Environ deux millions de volontaires, la plupart d'origine russe, viennent s'établir dans cette dernière région pour prendre part au défrichement. Au début des années 1960, à la suite des différentes vagues d'immigration, les Kazakhs ne représentent même plus un tiers de la population du Kazakhstan. La campagne des terres vierges, si elle permet d'augmenter de façon non négligeable la production agricole, aura toutefois des conséquences néfastes sur les sols de la steppe kazakhe qui, trop fragiles, s'épuiseront et se dégraderont assez rapidement.
Enfin, c'est aussi au Kazakhstan qu'a été inauguré le 2 février 1955 le cosmodrome de Baïkonour. Conçu au départ comme une simple base de tests pour missiles balistiques, il deviendra ensuite mondialement connu comme la piste de lancement de la fusée Vostok dans laquelle Youri Gagarine accomplira le premier vol d'un homme dans l'espace (12 avril 1961). Le cosmodrome de Baïkonour, bien que situé au Kazakhstan, est depuis l'éclatement de l'URSS administré par la Russie.
La perestroïka au Kazakhstan
Le 11 mars 1985, Mikhaïl Gorbatchev devient secrétaire général du PCUS. Il s'attaque rapidement à la corruption et à l'immobilisme des dirigeants du Kazakhstan (et d'ailleurs). Un grand nombre de dignitaires de la RSS Kazakhe sont démis de leurs fonctions. Le 16 décembre 1986, Din-Muhammed Kunaev, le secrétaire général du parti communiste du Kazakhstan, en poste depuis vingt-deux ans, est remplacé par Guennadi Kolbin. Cette décision est perçue par de nombreux Kazakhs comme une ingérence du pouvoir central et comme un affront car Kunaev, d'origine kazakhe, était populaire dans la république. Son remplacement par Kolbin, un Russe n'ayant aucun lien avec le Kazakhstan, déclenche dès le lendemain des manifestations à Alma-Ata, puis dans d'autres villes, manifestations qui deviennent bientôt des émeutes et sont sévèrement réprimées. Après l'indépendance, on fera de ces événements, dits de Jeltoqsan («décembre» en kazakh), le symbole de la renaissance nationale kazakhe.
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Оқылым: L'histoire contemporaine du Kazakhstan
Le Kazakhstan indépendant Nursultan Nazarbaïev, président de la République du Kazakhstan. À la suite de l'entente des dirigeants des trois républiques slaves pour dissoudre l'Union soviétique, le Kazakhstan proclame son indépendance en décembre 1991. Les dures années suivantes voient une émigration importante, notamment de nombreux citoyens kazakhstanais qui, n'appartenant pas à l'ethnie kazakhe, se sentent écartés des situations à responsabilités; mais progressivement la situation économique se stabilise ces dernières années, avec une croissance sensible, et un solde migratoire tendant à redevenir positif. Le chef d'État en exercice depuis 1990, Noursoultan Nazarbaïev, est toujours président du pays, réélu pour 7 ans en 2005.
En 1997, la capitale du Kazakhstan est déplacée d'Almaty (ancienne Alma-Ata), au sud-est du pays, à Akmola (Akmolinsk, Tselinograd), rebaptisée Astana («capitale» en kazakh) à cette occasion, une ville se situant dans les steppes du nord du pays (plus près de son centre géographique), développée comme centre urbain principal pour la campagne des terres vierges.
Le 21 mars 2009, le traité de Semipalatinsk entre en vigueur.
Le Kazakhstan est un pays aux ressources naturelles incroyables et à forte culture nomade. Partir au Kazakhstan est une opportunité unique de découvrir le massif du Tian Shan, d’arpenter de profonds
canyons et de sentir le vent des steppes vous envahir. Si l’on ajoute de superbes lacs de montagne, rien ne saurait vous convaincre davantage de venir découvrir la culture et l’histoire du peuple kazakh.
Au Kazakhstan, ce sont des séjours écologiques en pleine nature, de l’équitation, du ski, de la pêche, du rafting mais également l’esprit d’une toute nouvelle mégalopole, Astana, qui vous attendent. Vous aurez l’impression de découvrir un nouveau monde fait de paysages divers au sein d’une nature encore intacte et au contact d’un peuple des plus accueillants.
ASTANA – ÉTOILE FILANTE D’EURASIE
Capitale de la République du Kazakhstan, Astana (autrefois appelée Akmola, Tselinograd) est le centre d’affaires, commercial, touristique, culturel et logistique du pays. Cette ville devenue capitale en 1997 fut fondée sur la rivière Yesil, à l’endroit où celle-ci se rapproche le plus de la Nura. La ville compte un peu plus de 700 000 habitants. Afin de favoriser son développement, une zone franche appelée "Astana –ville nouvelle" fut même créée. Cela changea considérablement l’image de la ville. Les couleurs vives de l’Est et des immeubles high tech font le style de cette cité nouvelle. De nombreux centres d’affaires sont encore en construction. Les visiteurs trouveront ici théâtres, musées, hôtels, centres d’affaires et de divertissement, restaurants, bars, voire même un centre océanographique avec des poissons exotiques. Des architectes de renommée mondiale comme le britannique Norman Foster ont contribué à l’aspect actuel d’Astana. Ce dernier a conçu le plus grand centre commercial, le Khan Shatyr qui ressemble à une gigantesque tente, le Palais de la Paix et de la Concorde, surnommé pyramide de la paix, haut de 62 mètres, ainsi que le symbole de la ville, la tour Bayterek haute de 97 mètres.
15 % du territoire kazakh se trouvent en Europe et 85% en Asie. La surface du Kazakhstan représente 5 fois celle de la France, ses 2 724 900 km² sont 2% de la surface terrestre et le pays est le 9ème pays de la planète par la taille et le plus grand pays enclavé du globe.
La moitié du territoire du pays est constituée de déserts et semi-déserts, plus d’un quart est composé de steppes et le reste fait de montagnes, lacs, mers et rivières.
Le Kazakhstan compte 11 000 fleuves et rivières de toutes tailles (les plus grands sont l’Oural et l’Emba) et plus de 7 000 lacs ou bassins d’accumulation.
Les températures peuvent atteindre + 45 °C l’été et - 45°C l’hive.
Le Kazakhstan est l’un des pays les plus riches en ressources naturelles de la planète.
Sur les 105 éléments du Tableau périodique de Mendeleïev, le pays en compte 99.
70 sont exploités et 60 sont commercialisés.
L'expo 2017 aura lieu à Astana sur le thème de l'énergie du futur.
SCIENCE OU SPORT
Le principal centre d’attraction de la région de Kyzylorda au Sud du Kazakhstan est le cosmodrome de Baïkonour. C’est depuis Baïkonour que furent lancés les premiers satellites artificiels Soleil, Lune et Vénus et que partit le premier vol habité vers l’espace. Vous pouvez assister au lancement d’une fusée, visiter le musée astronautique et les maisons habitées par Youri Gagarin ou Sergueï Korolev. Sachez aussi que l’astronaute français Thomas Pesquet de l’Agence Spatiale Européenne a été affecté à une mission de longue durée à bord de la Station spatiale internationale (ISS ). Il rejoindra le complexe orbital à partir de Baïkonour en 2016 pour un séjour de six mois. Outre une simple visite d’endroits historiques, vous pouvez au Kazakhstan opter pour un séjour actif. Les zones montagneuses sont idéales pour le ski, voire, selon la saison, pour le VTT ou le quad. Le pays est parfait pour un séjour actif en famille pour faire des activités de plein air comme du rafting, de l’escalade, de l’équitation ou de la pêche sportive.
Le Kazakhstan a annoncé l’exemption unilatérale de visas pour les ressortissants de dix pays dont la France. Le Président du Kazakhstan, M. Noursoultan Nazarbaïev, lors de la 27e session plénière du Conseil des investisseurs étrangers à Bourabaï (Nord du Kazakhstan) a signé la loi sur l’amélioration du climat d’investissement. Suite à cette annonce, le Ministère des Affaires étrangères du Kazakhstan a confirmé le régime d’exemption de visas pour les citoyens de dix pays susmentionnés pour un séjour allant jusqu’à 15 jours. La nouvelle réglementation entrera en vigueur pour une durée d’un an à partir du 15 juillet 2014 et susceptible d’être prolongée. Les citoyens étrangers qui veulent rester au Kazakhstan pour une durée de 15 à 30 jours devront s’adresser à la police migratoire. Par ailleurs, les investisseurs importants pourront bénéficier d’un visa multiple pour une durée de trois ans. La liste des pays exempts de visas d’entrée pourrait être élargie, notamment en faveur de ceux qui vont procèder, à leur tour, à l’allégement de la procédure d’obtention de visas pour les Kazakhstanais.
Le Président Nazarbaïev a annoncé une exemption unilatérale de visas pour les ressortissants des dix pays classés comme investisseurs les plus actifs au Kazakhstan: 5 pays de l’UE (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni), les États-Unis, les Émirats Arabes Unis, ainsi que la Corée du Sud, le Japon et la Malaisie.
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Оқылым: La culture kazakhe Musique kazakhe.
La musique kazakhe fait partie des musiques d'Asie centrale. Elle est l'un des lieux d'implantations majeures de la musique des steppes des bardes turcophones. Bien que sous influence soviétique pendant un temps, elle a su garder son originalité ; de même elle a su résister aux influences musulmanes voisines ou anciennes, les Kazakhs ayant bien vite opéré un syncrétisme entre Allah et le Tengri, le dieu au-dessus de tout des anciens chamanes. Elle s'est en outre répandue à la faveur des mouvements de population kazakhe, dans le Xinjiang chinois et en Mongolie.
La musique kazakhe est à la fois un reflet de la vie quotidienne, une mémoire du passé et une ouverture au monde des esprits aruakh. La musique traditionnelle est rurale et elle est colportée par les pasteurs nomades. Elle a des liens avec les musiques folkloriques des pays voisins: Ouzbékistan et Kirghizistan.
Le Kazakhstan dispose depuis longtemps d'un orchestre national d'instruments folkloriques nommé Kurmangazy d'après un compositeur et joueur de dombra du XIXe siècle. Parmi les autres compositeurs on peut citer: Korkyt, Tattimbet, Sougur, Almaz Serkebayev, Tles Kazhgaliev, Makhambet, Bayserke, Khazanghap, Yerkegali Rakhmadiev, Mukhan Tulebayev, Nagim Mendygaliev, Akhmet Zhubanov, Ghaziza Akhmetkhysy Zhubanova, Mansur Saghatov et Akhtoty Raimkulova..
