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КУРС ЛЕКЦИЙ - ЧАСТЬ I. МОРФОЛОГИЯ.doc
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4.2.1. Fonctions des déterminatifs possessifs.

4.2.1.1. La fonction primaire des possessifs est l’expression de l’appartenance y compris la possession réelle (son stylo, mon cahier) ; le rapport d’un objet animé et une partie de son corps (Le chien remue sa queue), le rapport de partie et de tout : (Le magasin a fermé ses portes). Là où entre les objets il n’y a pas de rapports réels de possession ou de partie et de tout les possessifs se réalisent dans leurs fonctions secondaires.

4.2.1.2. Fonctions secondaires des déterminatifs possessifs.

4.2.1.2.1. Les possessifs peuvent exprimer les liens des N synsémantiques où les rapports de possession sont absents. C’est le cas de l’expression des rapports de parenté et d’autres liens sociaux : mon père, votre soeur, notre professeur, son ami, mon médecin, ton chef etc. ou l’emploi du possessif est très souvent superflu.

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4.2.1.2.2. Pourvus de la catégorie de la personne les possessifs peuvent remplacer le sujet auprès le verbe et au cas de l‘omission du verbe ils deviennent déterminants du N. Les rapports exprimés dans ce cas peuvent être très variés et définis par la reconstitution du verbe. P. ex. son livre outre la signification directe de la possession (le livre qu’il possède), peut exprimer d’autres rapports : le livre qu’il lit ; le livre qu’il a écrit ; le livre qu’il a choisi etc.

4.2.1.2.3. Auprès les N abstraits (dénominations des qualités et des actions) les possessifs indiquent un actant participant à la situation. La combinaison d’un possessif avec un tel N peut être transformée en locution verbale. Le possessif peut exprimer le sujet de l’action : son arrivée (= il arrive), le porteur de l’état : sa beauté (=elle est belle). L’emploi du possessif permet de transformer une proposition en un terme d’une autre proposition: Je me demandais ce qui était arrivé en mon absence (= pendant que j’étais absent).

4.2.1.2.4. Les rapports de possession portant un caractère stable, les possessifs peuvent dénoter des phénomènes ou des actions habituels : Il a acheté son journal (= qu’il achète toujours).

4.2.1.2.5. Les possessifs peuvent dénoter une qualité liée à un objet : Tu as de la chance d’être la fille de tes parents. Ici tes est superflu (puisque toute personne est fille de ses parents) et sert à la caractérisation d’un objet (de tels parents).

4.2.1.3. Emploi formel des possessifs. Assez souvent les possessifs sont superflus surtout auprès les N désignant une partie du tout ou bien si les rapports entre les objets sont clairement déterminés par la situation : L’arbre a perdu ses feuilles. L’emploi formel du possessif est confirmé par son absence dans les traductions russes : Деревья теряют листья. Жена сказала (врач сказал) ему; Sa femme (son médecin) lui a dit…L’emploi du possessif se lexicalise dans les apostrophes du type : mon vieux, mon Général aussi bien que dans les phraséologismes: Il fait son malin ; Cela sent son parvenu.

5.1. Déterminatif interrogatif et exclamatif quel. Ce mot est polyfonctionnel. Il est un vrai déterminatif quand il est placé devant un N en remplaçant l’article. Sa fonction e s s e n t i e l l e est la fonction interrogative où quel identifie l’objet par la demande (запрос) de l’information sur ses signes caractéristiques. L’interrogation peut se rapporter à la qualité de l’objet : Quel livre lisez-vous ? ou bien à son emplacement au sein d’un groupe d’objets identiques : Quelle heure est-il? De quel côté allez-vous?

Dans sa fonction s e c o n d a i r e quel est employé dans des propositions exclamatives où il exprime différentes nuances émotionnelles: Quel talent chez cet écrivain !

Quel unit les fonctions d’un déterminatif et d’une conjonction dans le discours indirect : Je me demande quel mal il y a à regarder.

Quel est un adjectif en fonction d’attribut : Quelle a été la cause de cet accident ?

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5.2. Déterminatifs indéfinis (quantitatifs).
Les déterminatifs indéfinis sont des mots outils dans la fonction du déterminatif d’un nom capables d’être employés sans autre déterminatifs. Voila pourquoi en sont exclus tout, aucun, plusieurs, certains, nul dans l’emploi autonome . Dans cet emploi ils sont traités comme pronoms. En sont exclus aussi certain(s), différent, divers dans la position d’attribut où ils sont envisagés comme adjectifs : C’est certain ; Ils sont différents. Même, tel, autre certain (au singulier) en sont exclus parce que, pareils aux adjectifs, ils s’emploient avec un autre déterminatif. Outre cela même, tel, autre se distinguent sémantiquement exprimant le caractère identique ou non d’un objet. De vrais déterminatifs indéfinis expriment différents aspects de la détermination quantitative et forment un groupe de mots outils appelé q u a n t i t a t i f s (ou quantifiants). Ils représentent une série asymétrique. D’un côté, ils incluent des unités doublant l’une l’autre : nul (=aucun), maint (=beaucoup de), d’autre côté, plusieurs marques quantitatives se rapportent formellement à d’autres PdD (p. ex. articles un, des ; beaucoup de et autres adverbes quantificatifs). Leur rôle dans la langue est assez importante : ils expriment la corrélation de l’énoncé avec la réalité soulignant le caractère générique ou particulier de ce jugement. Leur signification essentielle est l’idée de la quantité qui, pourtant, est complétée par d’autres : universalité/non universalité, globalité/non globalité, unicité/pluralité, homogénéité/diversité. La dernière opposition indique que la détermination quantitative se marie avec la détermination quantitative basée sur la diversité des qualités d’un objet. La corrélation sémantique des quantitatifs essentiels (y compris le quantifiant composé n’importe quel) peut être représentée de la façon suivante :

q uantitatifs

existence non-existence

aucun, nul, pas un

universalité non universalité

globale diverse pluralité unicité

tout (par unicité) un, quelque

indifférente distributive homogène diverse

tout chaque quelques

n’importe quel plusieurs

avec choix sans choix

certains divers

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5 .2.1. Quantitatifs d’universalité. Tous les, tout le expriment l’universalité globale, non divisée : dépenser tout son argent ; Tous les hommes sont mortels.

Tout, n’importe quel, chaque indiquent toute la classe d’objets représentée comme une multitude divisée. Actuellement tout n’est employé que dans des sentences (Tout homme est mortel) et dans des locutions figées (à tout moment). Dans la langue parlée il est substitué par n’importe quel.

Chaque n’indique pas la homogénéité des éléments de la classe : pour envelopper toute la classe il faut « passer en revue» («перебрать») tous ces éléments. D’ici – la signification distributive de chaque.  

A l’expression de l’universalité 4 déterminatifs peuvent être synonymiques : tous les élèves peuvent (chaque, n’importe quel, tout élève peut) résoudre ce problème. Avec les numéraux tout le peut acquérir la signification distributive proche de chaque : toutes les deux heures.

5.2.2. Quantitatifs de non-universalité. Quelques et plusieurs dénotent une petite quantité indéterminée. Parfois ils sont synonymiques : il y a quelques (=plusieurs) années. Leurs différences : quelques exprime l’indétermination générale (=des), tandis que plusieurs oppose la pluralité à l’unicité (=plus d’un). Voilà pourquoi dans la phrase Y avait-il une ou plusieurs personnes? il est impossible de substituer plusieurs par quelques. Quelque accentue l’appréciation, le côté qualitatif de l’indétermination, plusieurs – son côté quantitatif. A comparer : J’ai reçu quelques lettres (какие-то или несколько) J’ai reçu plusieurs lettres (только несколько). Quelques indique une quantité insuffisante : Il n’a travaillé que quelques jours (plusieurs est impossible). Seul plusieurs est employé dans la fonction d’attribut comme adjectif : Ils sont plusieurs.

Certains souligne une diversité des éléments de la classe dont on en choisit une partie. On peut dire Plusieurs élèves ont beaucoup de peine à fixer leur attention, mais seulement Certains élèves ont beaucoup plus de peine que d’autres à fixer leur attention. Ici certains oppose sans la déterminer portant une partie des élèves à une autre. Dans la phrase : Plusieurs phrases de ce texte sont équivoques c’est le côté quantitative qui est soulignée (rus. несколько) ; dans : Certaines phrases de ce texte sont équivoques le côté qualitatif est souligné aussi (opposées à d’autres phrases, rus. некоторые). Dans les deux cas on peut employer quelques qui réunit les deux significations.

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Divers (différents) souligne encore plus la diversité des objets à l’intérieur d’une multitude indéterminée. Mais à la différence de certains ce déterminatif n’indique pas le choix à l’intérieur de cette multitude. Dans Certaines considérations m’ont empêché d’y aller il s’agit de considérations particulières que le locuteur, peut être, ne désire pas signaler. Dans Diverses considérations m’ont empêché d’y aller ce n’est que la diversité des considérations qui y est signalée. La signification de « diversité»  s’accroît progressivement : plusieurs – quelques – certains – divers. Ainsi l’indétermination qualitative passe à l’indétermination qualitative.

Parmi les quantitatifs d’unicité la forme quelque (sing.) dénote une plus grande indétermination que un. Elle s’emploie souvent avec une signification quantitative (= du, un certain), p. ex. : à quelque distance, avec quelque retard (=avec du retard).

5.2.3. Quantitatifs négatifs aucun, nul, pas un dénotent la non-existence de l’objet exprimé par le N. Dans les phrases modales (exprimant la question, le doute, la supposition etc.) aucun, pareil aux autres mots de négation, (jamais et autres) peut acquérir la signification d’indétermination (какой-нибудь) proche dans ce sens de quelque : Connaissez-vous aucun spectacle plus affligeant? Aucun exprime la non-existence avec une nuance qualitative (никакой), tandis que pas un - avec une nuance quantitative (ни один).

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