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КУРС ЛЕКЦИЙ - ЧАСТЬ I. МОРФОЛОГИЯ.doc
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7.2. Conjonctions de subordination.

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.2.1. Formes et fonctions. En français il n’y a que deux CS simples : que et si et trois CS composées (avec que) : quoique, puisque, lorsque. Dans la fonction conjonctive sont employés les Adv. quand, comme. Les moyens d’expression des rapports de subordination s’élargissent par des locutions conjonctives qui se forment avec la conjonction que (plus rarement où) d’après les modèles suivants :

  • adv. + que : alors que, bien que, autant que, non que ;

  • préposition + que : avant que, pendant que, sans que, pour que ;

  • préposition + ce + que : parce que, à ce que, de ce que, en ce que ;

  • préposition + N + que (où): à condition que, au cas que, aucas où, de peur que, en fait que, sous prétexte que ;

  • formes verbales + que : en attendant que, étant donné que, vu que, pourvu que.

Les fonctions  des CS se distinguent de celles des CC. Celles-là non seulement relient deux propositions mais se manifestent comme moyen de transposition d’une proposition en fonction d’un mot isolé. De ce côté-là elles sont pareilles aux prépositions à la seule différence que les prépositions changent la fonction d’un mot (N, infinitif), tandis que les conjonctions – de la proposition dont le centre est un verbe à la forme finie. La conjonction que transpose la subordonnée complétive en complément d’objet, la subordonnée circonstancielle – en complément circonstanciel : pendant son travail/pendant qu’il travaille; jusqu’à la nuit/jusqu’à ce que la nuit tombe.

La conjonction peut rapporter la subordonnée à un N abstrait, à des adverbes modaux et à d’autres mots substituant toute une proposition : La peur qu’on soit en retard le tourmentait toujours ; Heureusement que vous êtes là ; Voilà qu’elle se met à pleurer. Mais ici aussi la subordonnée peut être équivalent à un N (la peur du retard).

De cette façon les CS occupent la place intermédiaire entre les CC et les prépositions. A celles-là les unit le fait qu’elles joignent les propositions tandis que les prépositions – les mots seuls. A celles-ci les unit le rôle de transpositeurs changeant la fonction syntaxique de l’élément introduit.

7.2.2. Sémantique des CS. Les CS n’expriment pas des opérations logiques communes sur les objets (comme les CC), mais des rapports différents entre les événements : temporels, locaux, causals, consécutifs, de but, hypothétiques, comparatifs etc. C’est pourquoi elles s’emploient pour la liaison des propositions puisque ces dernières ne dénotent que des événements.

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Chaque conjonction possède sa fonction primaire. P. ex. si exprime la condition, quand – rapport temporel, que, conjonction la plus abstraite – explication de la proposition principale, quoique – concession etc. Mais elles peuvent recevoir des fonctions secondaires pareilles aux prépositions. P. ex. les conjonctions temporelles à la transposition de la signification dénotent des rapports plus abstraits : cause (du moment que, dès que), opposition (alors que, quand). D’autre part la conjonction si dans ces fonctions secondaires (dans les subordonnées faussement conditionnelles) peut exprimer des rapports temporels : S’il se trompait, on le corrigeait (всякий раз, когда…), la concession : Si mes dépenses restent les mêmes, mes ressources diminuent (хотя мои расходы прежниe…).

La fonction de neutralisation d’une conjonction se réalise à l’emploi de que à la répétition de toute autre conjonction.

La désémantisation d’une conjonction a lieu dans les cas où elle cesse d’être moyen de liaison de deux propositions. C’est le cas de la conjonction si dans des propositions exclamatives et impératives (Si j’osais ! Si nous allions nous promener ?!), la conjonction que introduisant la deuxième partie de la comparaison (Il est plus grand que son frère), dans la construction limitative ne … que.

8. Transposition mutuelle des conjonctions et des mots des autres PdD. Les conjonctions sont en contact très étroit avec les autres PdD. Surtout mobiles sont les limites entre les conjonctions et les Adv. Ceux-ci font partie de plusieurs locutions conjonctives : à moins que, d’autant plus que, tant que. Placé à la tête de la proposition et exprimant la liaison avec la proposition précédente, un Adv. reçoit des fonctions conjonctives : Elle ne pouvait parler, tant elle pleurait. Il s’endormait à table, tellement il a couru (… потому что он набегался).

Ici il faut nettement distinguer les Adv. où, combien, pourquoi, comment d’une part, et quand et comme - de l’autre. Les premiers ne peuvent joindre que la subordonnée – question indirecte et dans ce cas ils conservent la nature adverbiale en ajoutant la fonc-tion de liaison. Ils se sont figés au niveau de transposition syntaxique. Les deux derniers peuvent aussi avoir cette fonction (joindre une question indirecte). Mais ils peuvent aussi joindre les propositions d’une autre nature : Je viendrai quand tu viendras ; Comme il était tard, il partit. Ici ils peuvent être substitués par une autre conjonction (quand = lorsque ; comme = puisque). Voilà pourquoi, à la différence des quatre premiers, on peut les qualifier comme homonymes grammaticales : quand conj. et adv. ; comme conj. et adv.

De même se pose la question sur les CC auxquelles certains linguistes ajoutent les Adv. de liaison : cependant, pourtant, puis etc. Mais les propriétés de ces Adv. vis-à-vis des conjonctions (leur position dans la phrase, leur structure sémantique) montrent qu’ici il s’agit de la transposition syntaxique et non de la conversion complète de l’Adv. en conjonction et de l’apparition des homonymes.

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D’autre part très souvent les conjonctions peuvent se substantiviser (des mais et des si) ; Très souvent elles font partie des particules et des interjections, p. ex. et et que font partie des particules emphatiques : Et moi qui n’avais pensé à ça ! Ce qu’on est bête !

Conférence XI

PRÉPOSITIONS. PARTICULES.

MOTS-PHRASES. INTERJECTIONS

Plan

  1. Préposition en tant que partie du discours

  2. Fonctions grammaticales des prépositions

  3. Sémantique des prépositions

  4. Transposition mutuelle des prépositions et des mots des autres PdD

  5. Problème des mots se trouvant hors des PdD.

  6. Particules.

  7. Mots-phrases. Mots prédicatifs et démonstratifs.

  8. Interjections en tant que partie du discours.

______________________________________

1.0. Préposition est un mot outil invariable ayant dans la proposition la fonction de liaison et exprimant la subordination. Dans ce domaine on discute les problèmes suivants :

  • inventaire des prépositions, leur distinction des phénomènes contigus, problème des prépositions composées ;

  • leurs fonctions dans la proposition ;

  • la corrélation entre le lexical et le grammatical dans la préposition ;

  • la classification sémantique des prépositions.

Bien qu’elles soient mots outils, elles ne forment pas un ensemble fermé. La quantité de prépositions varie de 19 (chez Brǿndal [ 35 ] ) à 45 (chez Grevisse [ 48 ] ). Sauf les prépositions originaires remontant à celles du latin ou à leur combinaison (à, de, en, par, sans, avec, dans etc.) on inclut dans cette classe de mots les participes et les adjectifs devenus prépositions (attendu, vu, passé, excepté, touchant, durant, sauf, plein etc.). Parmi elles on distingue des archaïsmes (ès, lez (syn. près), jouxte (syn. près), des emprunts via, a (a priori), in (in folio). Il y a des prépositions composées écrites avec un trait d’union : par-delà, par-dessus. On y inclut souvent les soi-disant prépositions «analytiques»: à cause de, de façon à etc. qu’il vaut mieux nommer prépositions c o m p l e x e s.

La particularité des prépositions françaises est leur agencement mutuel, bien que limité : jusqu’à, de chez, de par etc.

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1.1. Préposition et phénomènes contigus dans la langue. Les caractéristiques particulières des prépositions telles que: leurs caractère outil, fonction de liaison et expression de la subordination – les distinguent des phénomènes contigus qui fonctionnellement ou sémantiquement leur sont proches.

1.1.1. Préposition et flexion casuelle. Fonctionnellement la préposition peut se rapprocher de la flexion casuelle (le livre de Pierre, книга Петра, liber Pétri) exprimant le même rapport syntaxique. Cela a permis à certains linguistes dont De Boer d’avancer la théorie de la déclinaison prépositionnelle. De Boer [ 38 ] distingue trois types de prépositions : casuelles (à, de), semi casuelles (par, pour, en, avec) et non casuelles (vers, sans, autour etc) . Les deux premiers groupes avec la forme non casuelle du N expriment 7 «cas syntaxiques». Ce point de vue confond la forme et le contenu dans la langue. Les rapports sujet-objet sont universels puisqu’ils expriment les rapports entre les substances et de ces dernières avec les actions. Mais ces rapports peuvent être exprimés de la façon différente : par l’ ordre de mots, par des flexions ou par des mots outils (prépositions). Formellement les prépositions se distinguent des flexions casuelles par ce que ces dernières font partie du mot, tandis que les prépositions sont des mots isolés bien que outils. De cela résulte une différence sémantique : la quantité des flexions est limitée et leur signification est plus généralisée. La quantité des prépositions est beaucoup plus large. La signification des prépositions est beaucoup plus différenciée et spécialisée que celle des flexions. Voilà pourquoi même les langues à déclinaison ne peuvent pas se passer des prépositions à la différenciation des rapports syntaxiques. De cette façon ni le côté formel, ni le côté significatif ne permettent pas d’identifier une préposition à une flexion casuelle. L’expression déclinaison prépositionnelle est incorrecte parce que la déclinaison représente le changement du mot, et la préposition ne fait pas partie dans les limites du mot.

      1. Préposition et conjonction. Les deux PdD possèdent la fonction de liaison et les rapports entre elles peuvent être représentés de la façon suivante :

Eléments liés

Caractère de liaison

Coordination

Subordination

Termes de proposition

conjonction

préposition

Propositions

conjonction

conjonction

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La préposition et la conjonction de coordination peuvent lier les termes de proposition mais elles se distinguent sémantiquement. La conjonction exprime la coordination et lie des mots fonctionnellement identiques (Pierre ou Jean ; lire et discuter; facilement et sans peine). La préposition exprime la subordination et lie des mots fonctionnellement différents (parler du film ; le livre de Pierre). Si la préposition et la conjonction unissent les mots de la même PdD, la préposition exprime les rapports subordinatifs, «inégaux», tandis que la conjonction – coordinatifs, «égaux » . Cette différence se manifeste dans l’accord, p. ex. : Pierre et Jean sont venus (coordination, le V. est au pluriel) et Pierre est venu avec Jean (subordination, le V. est au singulier).

De la conjonction de subordination la préposition se distingue formellement unissant des termes de proposition, tandis que la conjonction unit aussi des propositions entières.  Si la conjonction de subordination unit deux termes similaires, ce ne sont pas des N, mais des épithètes prédicatifs condensés avec l’ellipse du verbe : Il état, quoique riche, à la justice enclin (= quoiqu’il fût riche).

Les prépositions et les conjonctions de subordination ont beaucoup de commun. La plupart des conjonctions complexes (locutions conjonctives) se composent d’une préposition et de la conjonction que (pour et pour que). Pour l’expression de la même signification on emploie la préposition auprès un N ou un infinitif et la conjonction auprès une subordonnée : Il a peur de son ombre ; Il a peur de sortir ; Il a peur qu’on ne le voie [ 46 ].

1.1.3. Préposition, préfixe, adverbe. Ces trois éléments peuvent exprimer les mêmes significations, parfois ils ont une forme commune ou sont dérivés étymologiquement l’un de l’autre. P. ex. : avant-projet (préfixe) ; avant la leçon (préposition) ; réfléchissez avant (adverbe). Suite à leur communauté sémantique, certains linguistes se proposent à voir dans ces trois éléments une «surcatégorie». En effet, la même signification peut se manifester de façons différentes, p. ex. : enlaidir changer en laid, aboutir arriver au bout. Ici aussi on confond les niveaux formel et sémantique.

Bien que la préposition exprime la même signification que le préfixe, elle s’en distingue par l’isolement structural : ce n’est pas une partie du mot, mais un mot outil isolé. Aussi le préfixe n’a-t-il pas de fonction de liaison (il ne lie pas des mots).

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De l’adverbe la préposition se distingue par sa fonction de liaison et par son caractère non autonome (il ne peut pas former une proposition isolée). A l’omission du N la préposition s’emploie ou bien de la façon absolue ressemblant à un adverbe (Prends ce crayon et écris avec), ou bien elle est substituée par un adverbe (Prends ta serviette et mets le livre dedans). Dans le premier cas on peut voir ou bien la conversion, ou bien l’homonymie (le passage de la préposition en adverbe), ou bien la transposition syntaxique (l’emploi de la préposition en fonction de l’adverbe).

1.1.4. Préposition et verbe. Ces éléments se rapprochent dans le plan structuro-syntaxique. Syntaxiquement tous les deux ils relient deux N, p. ex. : Le vieillard a une barbe grise le vieillard à la barbe grise (le rapport possessif dans le premier cas est exprimé par le V, dans le second – par la préposition). Le parallélisme sémantique profond du V. et de la préposition les distinguant du N qui ne possède pas de fonction de liaison, a été souligné maintes fois par les linguistes français ( Bally [ 2 ], Damourette et Pichon [ 37 ] ). La différence entre le V. et la préposition se manifeste dans la non autonomie et l’absence de la fonction prédicative chez celle-ci qui participe à la formation d’un groupement de mots et non d’une proposition.

1.2. Prépositions complexes (locutions prépositionnelles). A côté des prépositions simples le français possède beaucoup de locutions prépositionnelles. En sont les modèles :

  • prép. + N + prép. : à côté de, de façon à, en face de, de peur de ;

  • N + prép. : grâce à, histoire de ;

  • Adj  + prép.: sauf à, quitte à, proche de ;

  • Adv + prép. : près de, conformément à, au-dessus de ;

  • prép. + Adv (+ prép.) : au dessous de, au-delà de, à …

près ;

  • formes verbales : abstraction faite de, étant donné ;

  • prép ; + prép.: de par, d’avec, d’entre, d’après, avant de.

Les uns ne s’agencent qu’avec des infinitifs (de façon à, histoire de), d’autres – avec un N. Les prépositions complexes peuvent alterner avec les conjonctions complexes : à et de introduisent un N ou un infinitif, que - la subordonnée : à moins de courir à moins que vous couriez. De cette façon, pareils aux prépositions simples, elles peuvent se corréler aux Adv. et aux conjonctions : sous le prétexte de (locution prépositionnelle), sous le prétexte que (locution conjonctive), sous ce prétexte (locution adverbiale).

Les prépositions complexes peuvent se trouver en alternance avec les prépositions simples devant un infinitif se manifestant comme des variantes syntagmatiques de ces dernières : avant le départ, mais avant de partir.